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Le personnel de la rédaction de L'Avenir en arrêt de travail

Suite à l'assemblée générale qui s'est tenue ce mardi, où le personnel de L'Avenir a voté massivement en faveur d'une grève, la rédaction du groupe de presse est en arrêt de travail ce jeudi.

Suite à l'assemblée générale qui s'est tenue ce mardi, où le personnel de L'Avenir a voté massivement en faveur d'une grève, la rédaction du groupe de presse est en arrêt de travail ce jeudi. Les journalistes souhaitent montrer leur mécontentement face au "refus de la direction d'appliquer la convention de travail des journalistes, dans le cadre du plan de restructuration qui touche le média", est-il précisé sur le site internet. Il est donc probable que le journal ne paraisse pas demain vendredi.

Des membres de la rédaction sont en route pour Marche-en-Famenne, où ils vont mener une action au Salon des mandataires qui a lieu au Wex.

Les représentants CNE et Setca ont été convoqués par la direction, précise Didier Malempré, délégué de l'Association des journalistes professionnels (AJP). Les actions ne se déroulent pas en front commun avec la délégation AJP-SDR, les syndicats s'étant interdit toute démarche en signant un accord dans le cadre de la procédure Renault, explique encore le journaliste.

Depuis l'annonce d'une restructuration au sein du groupe de presse locale L'Avenir, la tension est grandissante entre la direction et le personnel. La direction a d'abord fait part de son intention de supprimer 60 équivalents temps plein (ETP) — soit un quart du personnel — avant de réduire ce chiffre à 45 ETP, sur base volontaire. Parmi eux, 31,74 ETP doivent être trouvés au sein de la rédaction. Les candidats avaient jusqu'à ce jeudi 14 février pour se déclarer, mais leur nombre est insuffisant dans la rédaction... Laissant planer la menace de licenciements secs, voire la mise en place d'une "liste noire", dénoncent les représentants du personnel. Ce que dément formellement Nethys, qui détient le groupe.

Bruno Malter, représentant des cadres et chef d'éditions de l'édition Namur et Basse Sambre, explique d'où viennent ces soupçons de liste noire.

"Le projet de licencier des journalistes considérés par Nethys comme trop indépendants ou trop peu dociles resurgit. C'est inadmissible et constitue une nouvelle preuve que les pratiques ne changent pas au sein de Publifin-Nethys", a commenté ce mercredi le chef de groupe Ecolo au parlement régional, Stéphane Hazée, à l'origine du débat d'actualité.

L'association des journalistes professionnels (AJP) demande donc expressément que la convention de travail et de rémunération des journalistes soit appliquée, ce qui améliorerait légèrement les conditions de départ, afin de convaincre plus de candidats.

RTBF

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