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Entre Ath et Blaton, des éclusiers travaillent encore "à l'ancienne"

Sur nos fleuves et nos canaux, la grande majorité des écluses sont aujourd'hui automatisées.

Il reste toutefois quelques exceptions. C'est le cas notamment sur le canal Ath-Blaton où une dizaine d'écluses et trois ponts sont manœuvrés chaque jour à l'huile de bras.

En été, lorsque le trafic des plaisanciers s’ajoute aux péniches commerciales qui alimentent la malterie de Beloeil, les éclusiers sont donc à pied d’œuvre. Par équipe de deux, ils enchaînent les allers-retours pour accompagner les bateaux dans leur remontée du canal.

​​​​​​​"Plus rapide qu'une écluse automatique"

Christian fait partie de ces équipes d’éclusiers. Au bord du canal, il ne lâche pas sa manivelle pour ouvrir ou fermer les portes : "Je ne compte pas le nombre de tours de manivelle que j’accomplis chaque jour, souffle-t-il en fermant l'écluse. Mais ça fait des bras."

La manœuvre manuelle est plutôt rapide. "Même plus rapide qu’avec une écluse automatique où il faut toujours attendre que le système se mette en route, nous explique Andy, le batelier français qui patiente dans l’écluse. En plus, c’est plus convivial. Au moins on rencontre des gens."

Le travail des éclusiers est assez imprévisible. Si les mariniers s’annoncent quelques heures avant, ce n’est pas forcément le cas des plaisanciers qui frappent aux portes de l’écluse sans prévenir. "Lors des jours de grande affluence sur le canal Ath-Blaton, trois équipes d’éclusiers se relayent parfois. Histoire d’éviter que les gens attendent trop longtemps ", indique Jean-Claude Megank, inspecteur de la navigation pour le secteur.

Denis Vanderbrugge

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