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Les conditions d'abattage du bétail seront mieux surveillées à Bruxelles

Le gouvernement s'apprête à installer neuf caméras supplémentaires aux abattoirs d'Anderlecht, le seul abattoir agréé de la région. Histoire d'éviter les scandales à répétition qu'ont connus des abattoirs wallons et flamands.

 

Izegem, Tielt, Ciney…

Izegem cette semaine, Tielt au mois de mars de cette année et Ciney en 2013. A chaque fois, des images tournées en caméras cachées montrent le mépris de certains opérateurs pour le bien-être animal. L'abattoir d'Anderlecht a jusqu'à présent échappé aux accusations des défenseurs de la cause animale. Pour veiller au respect de la loi, la secrétaire d’État bruxelloise, Bianca Debaets, avait déjà fait installer six caméras dans les zones de chargement et de déchargement des animaux.

Pour encore renforcer le contrôle, la secrétaire d’État et la direction des abattoirs se sont entendus sur le placement de neuf caméras supplémentaires. Elles prendront place dans les étables et dans les zones d'abattage.

Pour le moment, les images permettent un contrôle interne des conditions d'abattage. Une fois donné le feu vert de la commission pour la protection de la vie privée, les caméras permettront un contrôle externe de la part des inspecteurs vétérinaires de Bruxelles-Environnement.

Jusqu'à présent, en effet, les images tournées en caméra cachées n'ont pas pu servir d'élément de preuve en justice. Une fois le nouveau dispositif validé par la commission "vie privée", les images pourront servir de preuve en cas d'infraction.

Philippe Carlot

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