Wavre 1300

Les commerçants de Wavre se mobilisent pour rendre le centre-ville plus attractif et plus convivial: les clients invités à participer

Améliorer l’attractivité et la convivialité du centre-ville, c’est une priorité pour les commerçants de Wavre.

Depuis quelques jours, ils soumettent un questionnaire aux clients qui acceptent de se prêter au jeu. Pour quelles raisons faites-vous aujourd’hui des achats à Wavre? Venez-vous spécialement dans le centre commercial de Wavre pour une raison précise? Quel(s) jour(s) de la semaine préférez-vous faire votre shopping à Wavre? Quelles sont les fourchettes horaires dans lesquelles vous faites habituellement votre shopping à Wavre? Quels sont à votre avis les types de commerces qui manquent dans notre centre-ville?

Les réponses seront analysées et discutées lors d’une table ronde qui aura lieu la semaine prochaine avec les autorités communales. Les commerçants ont déjà quelques idées, mais ils veulent aussi mettre en avant des propositions ou des sujets de discussion concrets inspirés par la clientèle.

Un va-et-vient important chez les commerçants

L'objectif de cette démarche est évidemment de redorer le blason du commerce de centre-ville, qui souffre à Wavre comme partout ailleurs. "On a perdu quelques magasins qui étaient quand même des pôles attractifs, concède Stéphanie Ghenne, présidente de l’association des commerçants. Mais je pense que de nouveaux magasins vont s’installer… En trois mois, il y en a dix qui ont ouvert, c’est cyclique."

Selon l’Association du Management de Centre-Ville (AMCV), Wavre compterait aujourd’hui 17% de surfaces commerciales vides. C’est beaucoup, mais c’est un peu moins que la moyenne wallonne (19,3%). Et la ville conserve un très bon potentiel de développement.

Il faut plus de commerces de proximité

"Ce qui nous manque énormément pour le moment, ce sont des commerces de bouche, comme une boucherie, une poissonnerie, une nouvelle boulangerie, explique Claude Hilson, la patronne d’une maroquinerie installée à Wavre depuis plus de 100 ans. Il n’y a rien à faire, pour la nourriture, les gens se déplacent."

Développer le commerce de proximité est donc un élément clé, tout comme les animations qui attirent la grande foule à Wavre (dernier exemple en date, la visite de Saint-Nicolas le week-end dernier) et l'embellissement des vitrines.

Ouvrir plus tôt, fermer plus tard

Mais pour relancer la machine, les commerçants devront sans doute aussi modifier leurs heures d’ouverture et renforcer leur présence sur Internet pour attirer une clientèle plus large.

"J’ai pas mal de monde à l’ouverture à dix heures, puis j’ai un gros creux et ça redémarre après seize heures, poursuit Claude Hilson. Donc je pense qu’en semaine, les commerces devraient peut-être ouvrir jusqu’à 19 heures. Les gens quittent Bruxelles, il est 17 heures, ils ont des embouteillages, ils mettent une heure pour rentrer chez eux. Si on veut qu’ils puissent encore aisément faire quelques courses, je pense qu’il faudra au fur et à mesure ouvrir jusqu’à 19 heures."

En un mot, les commerçants devront s’adapter à l’évolution du mode de vie et des habitudes de consommation. Certains seront peut-être difficiles à convaincre, mais la démarche de l’association des commerçants témoigne tout de même d’un certain volontarisme.

"Tout le monde doit s’y mettre, on est tous dans le même bateau, il faut bouger, conclut Stéphanie Ghenne, optimiste. C’est sûr que c’est un travail de longue haleine, mais on va y arriver."

Hugues Van Peel

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