Ville de Bruxelles 1000

Le village pénitentiaire de Haren sort de terre : "Il sera prêt pour 2022"

L’ancienne friche du haut de Haren est à présent colonisée par le béton.

Dans le ciel, on peut y voir une forêt de grues. Sur la terre, les ouvriers s’activent pour ériger la dizaine de bâtiments de 4 à 5 étages. "Ce n’est pas une méga prison", entame Bruno Geltmeyer, l’administrateur délégué de Denys, la société constructrice "l’idée est de créer une l’atmosphère d’un village. On a des bâtiments séparés et dans ces bâtiments se trouveront des petites unités où les détenus vivront ensemble dans des groupes d’environ 30 personnes".

Le village pénitentiaire comprendra plusieurs entités : une maison d’arrêt pour détenus de sexe masculin, une maison de peine pour détenus de sexe masculin, un centre fermé pour détenus de sexe féminin, un centre ouvert pour détenus de sexe féminin, un centre d’observation, un département psychiatrique, un centre médical et des ateliers de travail. Au centre de ce village pénitentiaire se trouve "un hôtel de ville" où les visiteurs seront accueillis. L’infrastructure pourra accueillir au total quelque 1190 détenus.

Ce modèle carcéral en petites unités est un concept nouveau qui permettra selon ses concepteurs d’améliorer la qualité de vie, tant des détenus que des membres du personnel. "Ce n’est pas un modèle unique, ni un modèle standardisé. Mais évidemment, aussi longtemps que la prison existe, il faut la moderniser. Espérons qu’au 22e siècle on aura trouvé un autre concept, comme la prison à son époque a remplacé les peines de mort", analyse Koen Geens, le ministre de la justice terminant son mandat sur cette dernière visite.

Les travaux devraient se clôturer d’ici 2022 afin d’accueillir les détenus des trois prisons bruxelloises : de Berkendael, Saint-Gilles et Forest.

Tom Denis

Retrouvez l'article original sur RTBF