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Le pari d'une école bruxelloise : on apprend mieux sans le stress du bulletin

L'école du Tivoli à Bruxelles a troqué le traditionnel bulletin et ses notes avec ce qu'ils appellent un "portfolio" : les élèves conservent dans un classeur ou une boîte leurs travaux préférés et des souvenirs des années précédentes. Ils s'auto-évaluent grâce des fiches où plusieurs objectifs sont inscrits.

Dans la classe de cinquième de Lola Fine, pas de notes, l'évaluation se fait autrement. "Les enfants se fixent des défis, adaptés à leurs propres besoins", explique l'enseignante. Elle valide les défis en surlignant les marches d'un escalier, une feuille présente dans le portfolio de chaque élève.

Achille a 10 ans, il s'est lancé un nouveau défi : améliorer sa lecture et son orthographe. "J'essaye de lire plus de livres, de m'entraîner", confie le jeune garçon. "C'est moins stressant que les notes dans mon ancienne école, ici on voit où on en est dans nos acquis !"

Plus d'estime de soi

Les élèves sont plus actifs et prennent confiance en eux en réalisant leurs propres défis. Pour Isabelle Franck, enseignante depuis trente ans, l'ambiance dans la classe était moins bonne avec les bulletins. "Les enfants avaient tendance à se comparer entre eux, maintenant ils sont concentrés sur leur portfolio, leurs forces ou leurs difficultés."

Les portfolios suivent les enfants tout le long de leur école primaire. Si un défi n'est pas relevé cette année, il le sera l'année prochaine.

Marcellin Robine

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