Bièvre 5555

Le nouveau ministre de l'agriculture, David Clarinval, visite le marché aux bestiaux de Ciney

David Clarinval a choisi le marché aux bestiaux de Ciney pour sa première visite en tant que ministre fédéral de l’agriculture. Le Bièvrois y a rappelé ses origines rurales et son attachement au secteur.

En arrivant au marché aux bestiaux de Ciney, David Clarinval a fait tinter la cloche pour lancer le début de la vente. Le geste marque aussi la première visite du Bièvrois dans le monde agricole dont il a la charge. Bientôt, il présentera la politique agricole de son mandat. Le nouveau ministre fédéral de l'agriculture voulait d'abord aller sur le terrain écouter les besoins. Le jour de la visite, Stéphane Lardaux, qui élève huit bovins, a tenu à l'interpeller:

Est-ce que vous trouvez normal qu'on paye à l'Afsca 205€, qu'on ait mille ou huit bêtes? C'est injuste! Vous êtes des voleurs! L'année dernière, on payait 203€ maintenant c'est 205€.

Le nouveau ministre est prévenu: le secteur agricole ne cesse de le répéter, il va mal. David Clarinval a tout de même précisé que les taxes réclamées par l'Afsca venaient d'être diminuées. Benoit Cassart, le représentant des marchands de bestiaux, veut d'ailleurs que le poids administratif soit moins lourd sur les éleveurs:

Il faut diminuer toutes les charges affectées au transport et au commerce de bétail. Les contraintes administratives ou liées au bien-être animal sont trop lourdes. Il faut des normes, mais il faut aussi du bon sens.

À l'issue de cette visite, David Clarinval veut simplifier la lasagne administrative pour le secteur:

J'ai compris que les rapports avec l'Arsia et l'Afsca n'étaient pas toujours évidents. Il faut qu'on apporte une meilleure collaboration, une meilleure coopération plutôt que des confrontations parfois stériles. Les marges bénéficiaires sont aussi trop faibles pour les éleveurs.

Le ministre de l'agriculteur devra aussi discuter du Mercosur avec ses homologues européens dans quelques jours. Cet accord avec l'Amérique latine défavorise, selon ses détracteurs, les agriculteurs du vieux continent. David Clarinval assure qu'il pèsera de tout son poids pour modifier le texte:

On voit très bien que la production de viande en Amérique du Sud ne respecte pas les normes environnementales, sociales et bien d'autres comme les nôtres. De ce fait, importer des produits qui n'ont pas été créés de manière aussi satisfaisante est un problème.

Il y a donc un nouveau ministre en ville, ou plutôt dans la prairie. Mais un ministre libéral, comme c'est le cas en matière agricole depuis 2003 au fédéral.