Lessines 7860

Le marchand d'Ogy, Pascal Delcourt, renvoyé devant le tribunal correctionnel de Tournai

Après 4 ans d'attente, ce dossier vient de déboucher sur un renvoi en correctionnel.

Après 4 ans d'attente, ce dossier vient de déboucher sur un renvoi en correctionnel. Pascal Delcourt, un marchand de chevaux à Ogy, est poursuivi pour 24 chefs d'inculpation liés à la maltraitance animale, à la législation sanitaire et à la traite des êtres humains. Un inspecteur vétérinaire de l'unité "Bien-être animal de Wallonie" (UBEA) est soupçonné de corruption avec l'auteur principal. Le marchand de chevaux et le fonctionnaire à l'administration wallonne ont tous deux été inculpés à la suite d'une enquête menée par la juge d’instruction Sylviane Pichuèque, suite à de graves faits de maltraitance commis en 2016. À l’époque, plus de 50 chevaux avaient été saisis et confiés à divers refuges. Le 16 mai 2016, un commissaire de la police judiciaire de l’arrondissement de Tournai prenait contact avec plusieurs refuges afin de prendre en charge des dizaines de chevaux détenus dans les installations de Pascal Delcourt, un multirécidiviste en matière de maltraitance animale. L’intervention, qui s’étalera sur trois jours, avait été ordonnée par la juge d’instruction Pichuèque. Après audition par la magistrate, Pascal Delcourt fut placé sous mandat d'arrêt et passera 40 jours en prison préventive. Lors des perquisitions, les enquêteurs ont retrouvé des chevaux squelettiques, affamés et déshydratés. Certains étaient blessés. Trois d'entre eux ont dû être euthanasiés. D'autres étaient porteurs de la gourme, une maladie virale. Les policiers ont aussi découvert un atelier d'abattage illégal. Depuis, plusieurs interventions ont eu lieu chez ce marchand. Les deux dernières grosses saisies, dont une de 14 chevaux, datent de juillet et d'août 2019. Les principales préventions à charge de Pascal Delcourt sont d'avoir abattu des équidés clandestinement, d'avoir détenu des équidés, des bovins et nombreux autres animaux en infraction avec la législation sur le bien-être des animaux, d'avoir vendu des équidés ne pouvant entrer dans la chaîne alimentaire et falsifié des denrées alimentaires, d'avoir vendu des denrées alimentaires qui contiennent des contaminants interdits, d'avoir importé illégalement des équidés, d'avoir rédigé de faux passeports et d'avoir dissimulé l'origine des équidés pour les faire entrer dans la chaîne alimentaire et enfin d'avoir commis l'infraction de traite des êtres humains à savoir l'emploi de main-d'œuvre illégale dans des conditions contraires à la dignité humaine. Un inspecteur vétérinaire de l'Unité Bien-être animal de Wallonie (UBEA) a aussi été soupçonné par la juge Pichuèque d'avoir reçu des avantages afin d'établir un rapport de contrôle favorable. En 2016, alors que l'UBEA aurait dû être appelée en renfort pour organiser la saisie, la juge avait non seulement refusé sa présence mais avait aussi ordonné une perquisition dans les bureaux de l'administration ainsi qu'au domicile privé de cet inspecteur régional. Dans ce dossier, les associations "Animaux en Péril", le "Rêve d'Aby", "EquiChance", "Animal sans Toit" et "Help Animals" se sont constituées parties civiles.On ne sait pas encore à quelle date s'ouvrira son procès.Rédaction en ligne

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