La Louvière 7100

La Louvière : une belle coiffure pour les bénéficiaires des Restos du Coeur

Ce n’est pas encore Noël, mais des élèves de l’Institut Sainte-Thérèse de La Louvière ont offert un bien beau cadeau à des personnes dans le besoin.

Des élèves des classes de coiffure ont proposé gratuitement des coupes à ces personnes précarisées. Plus qu’une séance de coiffure, c’est aussi l’occasion de discuter et de passer un bon moment.

Parfois, chez le coiffeur, le plus difficile c’est de choisir ce que l’on veut d’autant plus lorsqu’on n’a pas souvent l’occasion d’y aller. Alors, ici, Célina hésite un peu mais tout le monde est à l’écoute de ses envies et tente de la conseiller. Elle explique : "D’abord, je voulais une coloration mais maintenant j’ai changé d’avis. Je voudrais faire des mèches et j’ai demandé si c’était possible. Et la dame va regarder."

Avant la Noël, cette école de coiffure offre donc ses services à des bénéficiaires des Restos du Cœur. Des personnes qui souhaitent prendre soin d’elles mais pour qui le coiffeur passe souvent après bien d’autres choses : "J’ai trois enfants et je ne peux pas me permettre d’aller mettre 100 euros pour couper mes cheveux et faire des mèches. C’est une belle initiative de leur part. En période de fêtes, ça fait chaud au cœur."

Professeurs et étudiants se sont ainsi mobilisés toute la journée pour redonner de l’assurance et des couleurs à ce qui était parfois devenu triste et désœuvré. Et c’est bien plus qu’une histoire de cheveux. Dominique Napoleone, professeur de coiffure, témoigne : "Ça fait plaisir aussi de remonter leur moral, qui est parfois au plus bas, surtout en ce moment. Et après le reste suit comme dans un vrai salon de coiffure. On démarre d’une phrase et on finit avec un livre. C’est enrichissant pour nous aussi."


La période de fête c’est aussi l’occasion de briller à nouveau auprès des siens. Et parfois le plus beau des cadeaux c’est d’aimer à nouveau son miroir. Un nouveau regard sur soi-même avant d’entamer une nouvelle année.

Thomas Dechamps, Daniel Barbieux

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