La coalition anversoise de Bart De Wever sous haute tension

L’Open VLD restera-t-il dans la coalition anversoise du bourgmestre N-VA, Bart De Wever ? La question se pose alors qu’une querelle a éclaté entre les deux partis au sujet de la désignation d’un nouvel échevin libéral.

Bart De Wever ne cache pas son irritation envers les libéraux flamands qui, d’après lui, veulent provoquer une crise au sein du collège anversois des échevins. A ses yeux, c’est "un petit cirque", qui commence à sérieusement lui taper sur le système.

Mais d’où viennent toutes ces tensions, trois ans après le début de la législature ? Il faut savoir qu’en 2018, lors de la formation de la coalition anversoise entre la N-VA, l’Open VLD et le Vooruit, il avait été convenu que les libéraux flamands n’auraient qu’un seul échevin, et qu’à mi-chemin, soit en 2022, ils obtiendraient un échevin supplémentaire, aux dépens du Vooruit qui passerait, lui, de trois à deux échevins.

Alors que le 1er janvier approche, le nom du député flamand Willem-Frederik Schiltz a été avancé par l’Open VLD pour cette place qui doit se libérer. Mais c’était sans compter la désapprobation des nationalistes flamands.

Depuis, Schiltz est au cœur d’une confrontation ouverte entre le président de la N-VA et le président de l’Open VLD, Egbert Lachaert. Ces derniers jours, les deux hommes n’ont cessé de se lancer des piques et des avertissements par médias interposés.

Un élu "trop écolo"

Pourquoi ce manque d’enthousiasme de la N-VA envers la désignation de Willem-Frederik Schiltz, alors que c’était à l’origine prévu par l’accord de coalition ?

Ce n’est pas tant l’attribution d’un poste d’échevin aux libéraux qui pose souci aux nationalistes flamands, mais plutôt la personnalité de Willem-Frederik Schiltz. Le chef de file des libéraux au Parlement flamand est notamment connu pour ses positions écologistes, et sa volonté d’accorder moins de place aux voitures et plus d’espace aux cyclistes, ce qui est loin de plaire au parti de Bart De Wever.

On craint aussi qu’il ne se mette trop en avant, et que lui et son parti ne se profilent comme des éléments forts de la coalition anversoise.

Enfin, il ne faut pas l’oublier : la relation entre l’Open VLD et la N-VA s’est fortement détériorée depuis qu’au fédéral, le premier a décidé de former un gouvernement sans le second. Une démarche vécue comme une trahison par Bart De Wever, une trahison qu’il n’a toujours pas digérée.

Quel impact pour la coalition anversoise ?

Beaucoup se demandent si les libéraux finiront par quitter la coalition, ou même s’ils en seront exclus. Une telle issue serait d’ailleurs plutôt aisée pour la N-VA, qui n’a en soi pas besoin de l’Open VLD pour assurer sa majorité à Anvers. Les socialistes du Vooruit, eux aussi, en tireraient parti, puisqu’ils garderaient leurs 3 échevins et y gagneraient donc en visibilité.

Mais ce scénario est aussi à double tranchant. De Wever pourrait en effet perdre son principal argument contre l’Open VLD en faisant à son tour preuve d’un manque de fi

Joyce Azar

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