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La 26e édition des Francofolies de Spa débute ce jeudi

Le festival spadois, qui se déroulera du 18 au 21 juillet prochains, fête ses 25 ans avec une affiche éclectique et très bien balancée entre la nouvelle génération, déjà affirmée (Angèle, Clara Luciani, Jeanne Added, Feu Chatterton, Ofenbach, Alex Germys, The Magician) et les immuables têtes d’affiche (Patrick Bruel, Zazie, Orelsan, Lefa, Camelia Jordana, Zaz).

En dehors des têtes d’affiche, c’est aussi une vitrine pour les jeunes talents grâce au Franc’Off. "Le Franc’Off c’est un concours qui est là pour mettre en avant les artistes belges. Le but c’est d’essayer de trouver ces artistes révélation qui sont peut-être les futures stars de demain. Il y a toujours 9 groupes belges. 3 artistes par jour et puis le dimanche, la journée est réservée aux trois lauréats qui reviendront jouer", explique Hugues Debatty, le coordinateur du Francoff.

Comme aux Ardentes, Solidaris a décidé de mener une opération de prévention contre le harcèlement sexuel. Comment cette campagne va-t-elle fonctionner aux Francos ? Chloé Burton, responsable de "Latitude jeune", l’organisation jeune du réseau Solidaris, répond à cette question : "Nous menons une campagne de sensibilisation et de prévention. Nous allons à la rencontre des jeunes, dans le site du festival et dans le camping, pour discuter avec eux notamment sur la question du consentement. Nous distribuons aussi des préservatifs et des bouchons d’oreilles. Nous avons également un accueil de crise pour que toutes les personnes confrontées, pendant le festival, à des situations de harcèlement puissent être accueillies, écoutées, réorientées vers un médecin, la Croix-Rouge ou la police. On accueille aussi les témoins. D’abord, parce que ça peut être choquant d’être témoin de quelque chose. Ensuite, c’est utile d’être écouté, soutenu parce qu’on ne sait pas toujours comment réagir quand on est témoin d’une situation de harcèlement". Cette campagne contre le harcèlement porte le nom de "#y a pas moyen". Le stand d’accueil en cas de problème sera situé à côté du stand Solidaris au cœur du festival.

Les mesures de sécurité prises depuis les attentats de Nice, en 2016, sont reconduites : le festival, désormais rassemblé sur un seul site, se déroulera sous haute surveillance policière. L’événement sera accessible en train et via les lignes du TEC, mais aussi grâce à des navettes assurées par la société Léonard au départ de 14 villes dont Bruxelles, Louvain, Mons, Charleroi, Namur, Bastogne ou encore Arlon, au prix de 12 euros l’aller-retour.

A la suite du rassemblement, en un seul lieu, du festival, le plan de mobilité local, mis en place l’an dernier, permettra de contourner le centre-ville. Quant aux spectateurs, il leur est vivement conseillé de stationner leur véhicule le long de l’avenue Reine-Astrid et de Balmoral, et d’utiliser les navettes gratuites les amenant au centre-ville. L’application Waze permettra également aux Francofous de faciliter le parking, la place de l’Hôtel-de-Ville étant réservée aux Spadois. L’an dernier, quelque 140.000 personnes avaient rallié la perle des Ardennes durant les quatre jours du festival.

 

 

RTBF avec Agences

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