Liege 4000

L'incursion de Meusinvest dans la lingerie fine tourne court

La société liégeoise Millesia a fait aveu de faillite ce jeudi.

Cette entreprise est l'héritière de l'une des plus prestigieuses signatures de l'industrie du luxe à la française. Ses corsets, ses guêpières, et ses soutien-gorge ont fait sa renommée. La marque , lyonnaise à l'origine, s'est lancée, voici quelques années, dans le développement d'une brassière connectée pour les sportives, avec capteurs pour mesurer la foulée, la vitesse, la sueur, mais elle n'a pas rencontré le succès escompté. Elle a alors été rachetée par un homme d'affaires brabançon, dans la perspective d'un redémarrage dans la lingerie classique. 

Il a trouvé à s'associer au fonds d'investissement Meusinvest, qui a injecté du capital dans l'affaire. Et la firme a installé ses bureaux dans le quartier des Guillemins. Mais en un an, elle a accumulé un million de dettes. C'est un secteur gourmand en préfinancement: il faut beaucoup d'argent pour acheter les soieries, les dentelles, les broderies, une ou deux saisons à l'avance. Dans ses recherches de crédits, la société Millesia n'a trouvé que des banquiers frileux. Elle a dû renoncer à poursuivre ses activités.  Le curateur doit à présent trouver le meilleur moyen de valoriser le nom Millesia. A l'évidence, la reconversion du bassin industriel - la mission première de Meusinvest - ne passe pas par les dessous affriolants.....

Michel Gretry

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