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Bruxelles: Jette pourrait accueillir un musée d'art moderne russe dans l'ancien château Titeca

Un musée consacré à la peinture moderne russe pourrait voir le jour le long de l'avenue Universelle à Jette. Oubliée pendant de très longues années, l'ancienne propriété de la famille Titeca a séduit un couple de collectionneurs d'origine russe....

Un musée consacré à la peinture moderne russe pourrait voir le jour le long de l'avenue Universelle à Jette. Oubliée pendant de très longues années, l'ancienne propriété de la famille Titeca a séduit un couple de collectionneurs d'origine russe. Après avoir acquis le bien, il souhaiterait à présent le transformer pour en faire un musée et l'ouvrir au public.
Olga et Igor Toporovsky sont tous les deux passionnés d'histoire de l'art. Olga est issue d'une famille qui avait conservé des œuvres antérieures à la révolution russe de 1917. Son mari, quant à lui, a acquis, à partir des années nonante, de nombreuses œuvres disséminées aux confins de l'URSS mais délaissées par les nouvelles républiques (ex-soviétiques). "Après la dissolution de l'empire soviétique, cet art dit "russe" n'avait plus la cote". J'ai alors pu acheté des tableaux couvrant la période de 1900 à 1930, et de toutes les tendances : symbolisme, néo-primitivisme, suprématisme, symbolisme, constructivisme", nous confie Igor Toporovsky. Malevitch, Kandinsky, Gontcharova, tous les grands noms de ces courants artistiques figurent dans leur collection. Celle-ci est aujourd'hui gérée par la fondation Dieleghem et devrait dans quelques années, être dévoilée au grand public.

Le choix d'installer leur fabuleuse collection sur la commune de Jette serait le pur fruit du hasard. Igor et Olga vivent depuis plus d'une dizaine d'années en Belgique, dont ils ont d'ailleurs pris la nationalité. A la recherche d'un lieu pour héberger leur fondation, ils découvrent le château Titeca et tombent immédiatement amoureux du site, avec son parc et son étang. Mais le corps principal du bâtiment est en triste état et la rénovation risque d'être longue : "Nous devrons tout refaire, la plomberie, le chauffage, la toiture, les vitrages, l'isolation, l'électricité". Sans s'étendre sur le sujet, Igor estime les coûts au moins à un ou deux millions d'euros pour le gros œuvre. Cela ne semble pas l'inquiéter exagérément mais il avoue sa perplexité devant la longueur des procédures urbanistiques. "Déjà deux ans et demi de démarches et nous n'avons même pas encore introduit officiellement la demande de permis d'urbanisme". 

Véronique Fievet

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