Saint-Ghislain 7330

Infirmier à Baudour, il pédale autour du monde pour la Ligue contre le cancer

Geoffrey Debeaussart, infirmier en oncologie à l’hôpital Epicura de Baudour, réalise un tour du monde à vélo.

Sa femme, Julia, et sa sœur, Éloïse, l’accompagnent dans son périple. Le trio a donné son premier coup de pédale le 1er mai et a déjà réalisé plus de 7400 kilomètres.

Dans la vie, il faut toujours viser la lune car, même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles. (Oscar Wilde)

C’est la citation favorite de Geoffrey pour résumer son voyage. Elle signifie qu’on peut se donner les moyens de tout faire pour réaliser ses rêves. Le sien, c’était ce tour du monde. Le choix du vélo, c’est pour la liberté et le plaisir de la lenteur. Il avoue également que leurs bicyclettes leur ont permis de faire des rencontres. « C’est aussi un moyen d’intriguer les gens », déclare l’infirmier de 28 ans. « Au milieu d’un village où les habitants ne parlent ni français ni anglais, ils viennent nous voir et nous interrogent ».

Une telle aventure connaît inévitablement des difficultés et des imprévus. « Au niveau du matériel, nous avons connu quelques problèmes classiques tels que des pneus crevés ou des chaînes cassées », explique Geoffrey. « Au niveau de la santé, j’ai dû être hospitalisé à deux reprises dont une fois au Cambodge pendant 48 heures pour une infection intestinale ». Il retiendra aussi cette étape au Laos, où un col de 28 km leur a demandé 7 heures d’effort : « Avec un vélo de plus de 40 kg, des pentes variant de 8 à 12% ne sont pas envisageables. Nous avons donc dû pousser le vélo pour atteindre les 2000 mètres d’altitude. La seule nourriture qui nous a été proposée, c’était… des écureuils ! Nous avons refusé… »

Retour à la routine

Le retour est prévu ce 31 juillet. Bien qu’ils soient excités à l’idée de retrouver leurs proches, les cyclistes avouent craindre le retour à la routine. " Nous avons peur de faire une dépression post-voyage et de retomber dans la société de consommation. Nous comptons néanmoins bien appliquer ce que nous avons appris au cours du voyage dans notre quotidien ".

Travaillant dans l’oncologie, Geoffrey est sensible à la cause du cancer. Il a donc décidé de défendre la maladie lors de son périple. Une collecte de fonds a débuté en même temps que leur voyage. Un premier départ collectif, le jour de leur départ, avait déjà récolté 250€. Depuis, les dons par internet et par Facebook ont continué et des écoles se sont mobilisées.

Benjamin Houx

Retrouvez l'article original sur RTBF