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Immobilier : les 9 agences de la société Fiks ont fait faillite

C’est une faillite qui ne passe pas inaperçue dans le secteur de l’immobilier.

La société FIKS, active dans les provinces du Brabant wallon, de Namur et de Liège, a mis la clé sous le paillasson, le 9 juillet dernier.

Elle a compté jusqu’à 9 agences, il y a quelques années, avant de connaître de grosses difficultés financières. L’entreprise était présente à Ottignies, Wavre, Nivelles, Jodoigne, Gembloux, Namur, Andenne, Eghezée et Hannut.

Un groupe important

Créée il y a environ 20 ans, la société immobilière a connu un développement important jusqu’aux années 2011-2012. A l’époque, Fiks, c’était 9 agences, une quinzaine d’employés et environ 35 agents immobiliers indépendants. Mais les dernières années, des difficultés financières ont fait capoter le groupe. "La société a connu un beau succès. Puis, le marché immobilier est devenu plus compliqué. Les difficultés financières se sont accumulées. Le groupe a dû se réinventer, mais il n’a pas pu redresser la barre. La faillite a été prononcée le 9 juillet", explique Maître Speidel, curateur.


L’exception d’Ottignies


Parmi les anciens travailleurs de l’agence ottintoise, un site qui continuait à engranger des bénéfices, certains collaborateurs s’interrogent. "Ottignies continuait à faire du chiffre", explique Didier Piraux, ancien agent indépendant. "Je me demande donc si la direction n’utilisait pas les bénéfices d’Ottignies pour boucher les trous dans d’autres agences, où les résultats n’étaient pas convaincants. A moins que l’argent soit parti ailleurs… Mais cela, on n’en sait rien. En tout cas, depuis un certain temps déjà, plusieurs collaborateurs souhaitaient voir la direction changer ses méthodes de gestion pour mieux répondre aux attentes du marché. Cela n’a pas été le cas. Toutefois, je respecte profondément le patron, car il s’est investi à fond pendant de nombreuses années".


Impact sur le personnel

Les employés ont reçu leur C4, mais la plupart des indépendants ont dû compter sur eux-mêmes pour sortir la tête de l’eau après la faillite. Certains, comme Olivier Bourcart, conservent leurs clients et s’apprêtent à lancer leur propre agence. "C’est l’avantage d’être indépendant, nous pouvons poursuivre sans devoir dépendre d’une agence. Mais à terme, j’ouvrirai ma propre agence". D’autres anciens collaborateurs se sont déjà tournés vers d’autres enseignes.

Des clients protégés

Quant aux clients de Fiks qui ont avancé de l’argent sur un compte tiers, ils pourront récupérer leur acompte. "La profession, aujourd’hui, garantit l’indélicatesse éventuelle ou la faillite. Les assurances couvrent ce genre de risques", souligne Nicolas Watillon, vice-président de l’Institut professionnel des agents immobiliers (IPI). "L’assurance protège donc aussi le consommateur contre un éventuel détournement d’argent ou une faillite consécutive à des difficultés financières, car le métier est devenu de plus en plus compliqué et peut réserver des surprises". Joint par téléphone, ce lundi, le patron du groupe s'est d'abord abstenu de tout commentaire. Michel Parmentier a ensuite fait part de son intention de s'exprimer tout prochainement.
En attendant, le matériel des agences déclarées en faillite sera mis en vente publique, via un site spécialisé en ligne.
 

 

Jean-Claude Hennuy

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