Gembloux 5030

Gembloux : fast-food, commerces, bureaux et zone de loisirs sur le site des Meubles Socquet

L’enquête publique concernant le projet situé sur le site des meubles Socquet, le long de la chaussée de Tirlemont, s’est achevée ce mercredi.

Peu de réclamations ont été enregistrées auprès de l’administration communale. La ville est plutôt favorable. Natagora, qui gère la réserve voisine Delescaille, émet toutefois des recommandations et menace de déposer un recours si ses remarques ne sont prises en compte.

 

7 hectares de friche industrielle

Pour la société Mitiska qui porte le projet, l’investissement s’élève à 25 millions d’euros. Sur 7 hectares de friche industrielle, le promoteur prévoit d’attirer de nouvelles enseignes en quête de grandes surfaces commerciales. Ce qui manquerait à Gembloux, selon lui.

Le site abritera aussi des bureaux et des PME ainsi qu’un établissement Horeca. On distingue, sur les vues 3d, un restaurant Mc Donald. " On voudrait disposer d’un Horeca avec une large plage d’ouverture pour offrir ce service à toutes les activités présentes sur le site. Il pourrait s’agir d’un fast-food ", reconnaît Bram Thomas, responsable du projet.

"A l’heure où on essaie de promouvoir une alimentation saine, qualitative et locale, ça ne me réjouit pas", admet Benoît Dispa, le Bourgmestre.

Une réunion d’information a été organisée début septembre. Le permis intégré pourrait être délivré par la Région en juin 2021. Dans ce cas, les travaux débuteraient à la fin de l’été.

Une réserve naturelle à proximité

Natagora gère une réserve naturelle de 5 hectares qui jouxte l’ancien site industriel. Dans son courrier envoyé à la commune, l’association réclame différentes compensations environnementales pour garantir la biodiversité des lieux, après travaux.

" Actuellement, on a 7 hectares de prairie très fleurie, très attractives pour les insectes. " , souligne Olivier Guilitte, le conservateur de la réserve Delescaille. " On a d'ailleurs découvert, à 100 mètres de là, une nouvelle espèce de bourdon pour la Belgique. Ce sont des végétations qui sont assez faciles à reproduire sur des toitures plates."

Par ailleurs, Natagora voudrait aussi une meilleure intégration des éléments patrimoniaux liés à l’ancienne liaison ferroviaire du site. "On trouve que le projet a un peu oublié cet aspect-là", regrette Olivier Guilitte qui menace de déposer un recours si ces propositions ne sont pas entendues : " Ce n’est pas impossible, ni insurmontable. Si ces recommandations ne sont pas mises en œuvre, cela va nuire à la biodiversité et par effet domino, sur notre réserve… On est prêt à aider !"

La ville se réjouit

Par le passé, d’autres projets n’ont pas toujours rencontré l’enthousiasme de la ville mais, cette fois, les autorités communales semblent très favorables, notamment en raison du nombre d’emplois annoncés : " 300 emplois, c’est le gros point positif du projet", sourit Benoît Dispa. "On est sur une zone qui, en terme d’activité a déjà séduit beaucoup d’investisseurs. C’est un endroit stratégique, proche de la gare et de l’autoroute et très central à l’échelle de la Wallonie. Le parc d’activité économique de Sauvenière a été étendu. Il est déjà saturé. Il y a vraiment une demande. Avoir une possibilité d’accueil supplémentaire est tout à fait intéressant", conclut le mandataire CDH.

Benjamin Brone

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