Dour 7370

Plaintes pour viol au festival de Dour: c'est tolérance zéro pour la police

Trois jeunes filles ont porté plainte pour des faits de viol durant le festival de Dour, qui se déroule actuellement.

Ces faits font actuellement l’objet d’une instruction. L’information a été confirmée par le parquet de Mons. " Le parquet a été avisé de trois plaintes pour viol. Les faits ne sont pas encore établis. L’enquête est en cours. L’identité de ou des auteur(s) n’est pas encore connu ", explique Julie Baiwy, la porte-parole du parquet. " Le dernier viol aurait été commis sur une jeune fille de 19 ans. Pour l’instant, aucun élément ne démontre que les faits soient liés."

Sur nos antennes, le chef de corps de la police des Haut-Pays, Patrice Degobbert a affirmé que la tolérance zéro est appliquée pour de tels faits. "Les faits dont on parle sont liés au festival. On doit se préparer à cela, et on ne veut pas que des faits passent à la trappe, car nous sommes dans un festival, et qu'on se dit que c'est normal. Non, ce n'est pas normal. Des faits de harcèlement, des faits d'attouchement, et des faits de viols, ce n'est pas normal. Il faut le dire, et il faut les traiter. Il faut les traiter humainement, grâce notamment à la cellule psycho-sociale, et il faut les traiter via la justice, via notre action et celle du Parquet" a-t-il déclaré. 

Les récents faits signalés, qui se sont produits ces dernières 48h, démontrent l’importance de la chaîne de prévention-accompagnement mise en place par le Dour Festival. "Les victimes ont été directement prises en charge par notre cellule d’accompagnement spécialisée ", explique Damien Dufrasne, directeur du festival, avant de poursuivre : "Malgré les nombreuses initiatives mises en place en matière de prévention et de sécurité, nous déplorons que des agressions de ce type soient signalées. Nous continuerons à œuvrer pour  prévenir et éviter ce type d’agressions et prendrons toutes les mesures nécessaires en ce sens. Il est fondamental que les comportements et les mentalités évoluent et le Dour Festival veut être un acteur dans ce changement."

La cellule psychosociale de la Croix Rouge, mise en place à la demande des organisateurs, et le service d’assistance aux victimes de la zone de police ont pris en charge les victimes.

 

RTBF

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