Festival Anima : un speed dating pour dénicher les meilleurs animateurs

En cette période de carnaval, vous regarderez peut-être un dessin animé avec vos enfants.

Peut-être de quoi susciter une future vocation… Lundi après-midi, dans le cadre du festival Anima de Bruxelles, se tenait une séance de speed dating entre des studios d’animation et des animateurs. Objectif : détecter les perles rares, les attirer sur des projets et puis les fidéliser. C’est d’ailleurs ça le plus difficile dans ce milieu où les opportunités sont nombreuses.

Ils sont très nombreux à s’être inscrits pour rencontrer les directeurs des studios d’animation. Dans la foule, beaucoup de jeunes qui parlent français, néerlandais, anglais. Parmi eux, Mathilde Pepinster. Elle est spécialisée en stop motion et en animation 2D. Elle est sortie des études en septembre. Pour elle, ce speed dating est l’occasion idéale pour se présenter à de potentiels futurs employeurs, mais aussi se rappeler à d’anciens maîtres de stage. Dans son viseur, un studio d’animation bien spécifique qu’elle connaît déjà : "J’y ai fait mon stage il y a un an et demi et je voudrais qu’ils se souviennent de moi tout simplement", dit-elle un sourire aux lèvres avant d’ajouter : "Je suis toujours aussi intéressée par leur travail !".

Dans cette foule, il y a aussi Thomas Leclercq. Il vient avec une idée très précise du type de projet sur lequel il veut travailler : "Ce qui m’attire le plus, avant même le graphisme, c’est le ton et l’humour. Je recherche aussi les projets adressés aux enfants, quand le dessin est plus libre", précise-t-il.

Le showreel : la carte de visite des animateurs

Du côté des studios d’animation, tous sont à la recherche de la perle rare. Alice Gorissen est la directrice du studio d’animation de Dreamwall basé à Marcinelle. Ce studio va avoir besoin de beaucoup de main-d’œuvre dans les deux prochaines années puisqu’il a décroché la production de deux saisons des Schtroumpfs. Cela représente 80 épisodes. Alors même si les équipes sont déjà en grande partie formées, il faut toujours identifier de nouveaux animateurs qui pourront être contactés en cas de surcharge de travail ou de turn-over.

Pour trouver de nouveaux talents, Alice Gorissen examine ce qu’on appelle le showreel des candidats : "C’est une sorte de grande bande-annonce qui présente un peu tout ce qu’ils ont pu déjà produire que ce soit pendant leur cursus, leur stage ou leur premier job", explique-t-elle. En visionnant ce portfolio, la directrice peut se rendre compte du niveau global du candidat, mais aussi sentir ses affinités ou encore son niveau artistique et technique.

Et une fois la perle rare identifiée, la partie difficile commence. Constantin Beine, fondateur du studio L’Enclume installé à Bruxelles, détaille : "Les bons animateurs, on les connaît déjà tous. C’est un petit milieu donc, souvent, on les retrouve sur tous les gros projets. Le plus difficile, pour nous, c’est de gérer le planning, d’avoir l’assurance que les gens de talent seront disponibles au moment où on aura besoin d'eux".

Près de soixante candidats ont présenté leur travail lors du Festival Anima. Certains sont repartis avec une promesse d’emploi.

Écoutez le reportage de Mélanie Joris ici : 

Melanie Joris

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