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Fermetures Horeca: les restaurateurs explorent des pistes

Après un premier weekend de fermeture de secteur Horeca, les patrons de restaurants tirent le bilan des pertes qui se chiffrent à plusieurs milliers d’euros.

Beaucoup d’entre eux venaient de s’approvisionner avant que la décision de fermer les restaurants et les bars ne tombent.

"Ça a été radical, sans penser à ce qu’il y avait derrière" explique Marc Carnevale, patron du restaurant Les Sabots d’Hélène. "Nous venions de nous fournir pour le weekend qui s’annonçait bon. On se retrouve maintenant avec un stock énorme qu’il faut que nous écoulions afin d’éviter de simplement le jeter. On se demande aussi, face à cette mesure, combien d’entre nous seront encore là dans trois semaines. J’aurais préféré une fermeture totale, pour tous, tous secteurs confondus, et avec une réflexion derrière pour que tout le monde survive"

Tout le monde n’est en effet pas logé à la même enseigne. Des différences au sein même du secteur Horeca existent. Les tenanciers de friteries par exemple ne sont pas obligés de fermer leur établissement s’ils ne font que des plats à emporter.

C’est d’ailleurs vers les plats à emporter, ou le service traiteur que se tourneront beaucoup de restaurateurs. Certains ont déjà mis en place un ce type de service en urgence pour écouler leur stock. Les restaurateurs devront se réinventer pour survivre dans les semaines à venir.

"J’espère que tous les restaurateurs vont faire du traiteur et que leur clientèle les suivra" explique Marc Carnevale. "On est dans cette optique-là. Passer par les plats minutes, avec la même qualité pour tenter de garder la tête hors de l’eau."

Si la mesure de fermeture leur paraît radicale dans la manière dont elle a été mise en place, le patron la comprend néanmoins.

"Nous, on veut qu’on trouve des solutions face à cette maladie. On ne veut pas que des Belges meurent. Mais nous sommes les premiers touchés dans ce secteur. Ça nous tombe dessus, et toujours maintenant je ne sais pas exactement ce que je peux faire ou pas, tant il y a des zones de flou"

C’est l’incertitude qui plane au-dessus du secteur qui subit un énième revers. Ses acteurs espèrent malgré tout passer au travers de la crise en adaptant leurs services.

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