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Faute de financement, les entreprises écologiques wallonnes interpellent le monde politique

140 entreprises actives dans la transition écologique viennent d’envoyer un plaidoyer à destination du monde politique intitulé : "Pour une économie régénérative respectueuse des limites planétaires".

140 entreprises actives dans la transition écologique viennent d’envoyer un plaidoyer à destination du monde politique intitulé : "Pour une économie régénérative respectueuse des limites planétaires". Il vise à aider les décideurs politiques en pleine période de formation des différents gouvernements à faire face aux défis climatiques.

Dans leurs dix mesures phares, on retrouve le principe de faire payer un prix plus juste en quantifiant le coût de la pollution avec une taxe, en passant par un soutien des producteurs et transformateurs local et bio en facilitant l’accès à la terre. La plupart des signataires de ce manifeste sont actifs dans le développement durable ou les produits durables ou biologiques. Cela va du constructeur de matériaux durable en passant par des coopératives fermières ou des supermarchés bio.

Parmi les signataires de ce document, on retrouve également un producteur de savon basé à Liège. L’entreprise Lidjeu produit 200 kilos de savons naturels chaque semaine. Des savons sans aucuns produits chimiques et qui rencontrent de plus en plus de succès dans les différents points de vente dans lesquels on peut les trouver.

Difficile de trouver des investisseurs

Mais, si l’entreprise veut grandir, elle trouve difficilement du financement. Elle doit passer par du crowdfunding car les investisseurs se désintéressent encore trop souvent de ce genre de modèle qui n’est pas uniquement basé sur la rentabilité. C’est ce qui a motivé son propriétaire Philippe Mancini à signer l’appel : "On bénéficie de certaines aides, notamment les aides à l’emploi. C’est très intéressant pour nous. On ne remet pas cela en question. Mais cela s’arrête là. Pour se développer rapidement, on est clairement en autofinancement et cela limite fort les possibilités de croître très vite."

Six mois après le lancement de son produit, il rencontre de nouveaux points de vente prêts à prendre ses articles. Pour cela, il doit être capable de développer la production et la commercialisation. Mais cela nécessite des fonds qu’il ne possède pas à l’heure actuelle.

Il espère donc que le futur gouvernement wallon et le futur gouvernement fédéral entendront leur plaidoyer et mettra en œuvre des politiques qui facilitent l’éclosion de ce genre d’activités dans notre pays.

Benjamin Carlier

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