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En Hesbaye, les éleveurs préparent leurs bêtes pour les concours organisés à la foire de Libramont

La foire de Libramont ouvrira ses portes le dernier week-end de juillet. De nombreux éleveurs s'y préparent déjà, notamment pour tenter de briller dans les fameux concours bovins. Entre fierté et préparatifs de dernière minute, voici une rencontre avec...

La foire de Libramont ouvrira ses portes le dernier week-end de juillet. De nombreux éleveurs s'y préparent déjà, notamment pour tenter de briller dans les fameux concours bovins. Entre fierté et préparatifs de dernière minute, voici une rencontre avec deux éleveurs de Cras-Avernas.

Un travail en famille

Dans le village de Cras-Avernas, José Lallemand et son neveu Martin Delaite sont passionnés par l'élevage du bétail. Ils regardent fièrement une vache dénommée 'Eclipse" qui participe pour la dixième fois à un concours national. Dans deux semaines, ils seront présents à Libramont avec leurs plus belles bêtes. Et n'y va pas qui veut. Il faut respecter les étapes. José Lallemand explique: "Nous recevons des bulletins d'inscription de l'AWE, l'Agence Wallonne de l'Elevage. Nous inscrivons les bêtes que nous pensons capables de participer à un concours national. Une commission charger de trier les animaux se déplace. Si ceux-ci sont conformes aux normes du  "Herd-Book Blanc Bleu Belge" et qu'ils sont exempts de toute tare, les meilleures bêtes peuvent alors participer au concours".

Ecouter les conseils des anciens

Martin Delaite, 22 ans, termine ses études de bioingénieur. Son objectif: reprendre la ferme familiale. Pour cela, il écoute les conseils de son oncle José Lallemand pour préparer le bétail. Il y a la théorie d'un côté et le travail sur le terrain de l'autre: Le jeune étudiant explique: "Préparer un concours surtout au niveau national, cela prend des mois de travail. C'est la passion et l'envie qui sont notre motivation. Nous le faisons avec amour. Nous adorons faire cela. Il faut tenir compte des anciens éleveurs qui connaissent beaucoup de choses. Ils ont l'expérience depuis des dizaines d'années. Et même si le milieu agricole évolue, il y a des choses qui ne changeront jamais".

A la ferme de la Bosquée

Toujours à Cras-Avernas, à la ferme de la Bosquée, Pierre Vanvinckenroye et son fils Simon suivent les traces des générations précédentes. Ils seront également présents à Libramont. Elever du bétail, c'est un travail de longue haleine. Pierre Vanvinckenroye, explique: "La sélection se fait sur plusieurs générations. Nous nous efforçons d'améliorer la qualité viandeuse de l'animal. Nous évitons la consanguinité et nous essayons de rester dans une certaine correction pour respecter les normes de la race".

"Vedette", favorite ?

Vedette, une génisse de dix-huit mois, part favorite à Libramont. Simon Vanvinckenroye, 24 ans, veut s'investir dans la ferme et suivre les pas de son père. Il est confiant pour Vedette: "Elle a déjà participé à trois concours en étant trois fois la première. C'est de bonne augure pour la suite. Si Vedette obtient un prix à Libramont, c'est une bonne publicité pour la ferme de la Bosquée. Si elle donne de bons embryons dans le futur, nous espérons des retombées financières. . Nous croisons les doigts".

Résultats dans deux semaines

Dans quinze jours, les plus belles bêtes de la race Blanc Bleu Belge seront connues à Libramont. D'ici là, elles recevront quotidiennement les meilleurs soins de leurs propriétaires.

 

 

Marc Mélon

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