Egliseinfo.be, le GPS des clochers, se renouvelle pour ses 3 ans

La plate-forme en ligne egliseinfo.be fête son troisième anniversaire et se dote d'une nouvelle identité visuelle. Elle se définit comme "le GPS des clochers en Belgique francophone". Elle permet de géolocaliser des églises et de connaître les horaires...

La plate-forme en ligne egliseinfo.be fête son troisième anniversaire et se dote d'une nouvelle identité visuelle. Elle se définit comme "le GPS des clochers en Belgique francophone". Elle permet de géolocaliser des églises et de connaître les horaires des messes. De 128 clochers numérisés à son lancement à Pâques 2014, elle est passée aujourd'hui à 1300. Les informations données se sont aussi étoffées.

L’initiative de chrétiens laïcs

A l’occasion de ce troisième anniversaire et de la mise en ligne de la nouvelle version de egliseinfo.be, le chanoine Eric De Beukelaer, vicaire épiscopal pour les affaires juridiques et temporelles du diocèse de Liège, a réitéré son soutien à ce projet lancé et animé par des chrétiens laïcs. L'initiateur du projet est Jacques Galloy, un entrepreneur liégeois, actif en particulier dans le numérique : " Tout ça serait compliqué sans les paroisses mais surtout sans la volonté de très nombreux bénévoles, parce notre slogan c’est " l’Eglise, c’est nous ". L’Eglise, ce sont les prêtres bien sûr, mais également les laïcs. Nous prenons nos responsabilités, nous voulons tout simplement participer à la messe, nous voulons participer avec nos enfants là où c’est possible comme les paroisses se regroupent, se restructurent, ça devient difficile de trouve les horaires de messes, donc l’application répond à ce besoin tout simplement de pouvoir trouver le chemin des clochers. L’évolution est assez fulgurante. Aujourd’hui, on a 50% des clochers de Belgique francophone qui sont sur la plate-forme. 1300 clochers actuellement, ce sont les clochers les plus dynamiques bien sûr. Les clochers qu’il reste à aller chercher ce sont des chapelles, ce sont des lieux qui ne sont plus nécessairement fortement habités. "

De nouvelles rubriques

Donner les horaires des messes était l’objectif initial. Aujourd’hui, d’autres informations sont venues s’ajouter. " On agrémente aujourd’hui le site de deux nouvelles dimensions. ", détaille Jacques Galloy, " La première dimension est celle de la prière. Sur le site il y a des rubriques de prières pour des situations concrètes de vie, pour des baptêmes, pour des mariages, pour des funérailles, pour des maladies. Il y a d’autre part un nouveau registre sur les célébrations. Beaucoup de personnes vont à l’église trois, quatre fois par an, pour la communion d’un petit-neveu, pour le mariage d’un frère, pour les funérailles d’un voisin. Ces personnes aiment également pouvoir trouver les informations sur ce qui va se passer dans l’Eglise et autres. Donc une rubrique sur les grandes fêtes liturgiques de Noël, de Pâques, de l’Épiphanie, des communions. "

De jeunes utilisateurs

En 2016, le site a enregistré quelque 73 000 requêtes. " Ce qui nous étonne vraiment très fort, c’est l’âge moyen des utilisateurs. ", souligne Jacques Galloy, " On a, par exemple, 25% d’utilisateurs qui ont moins de 35 ans. On dit toujours que dans les églises il y a beaucoup de têtes grises, et c’est vrai, mais l’application démontre qu’on voit un regain des jeunes qui cherchent à aller aux célébrations. Donc on observe par les statistiques de Google et autres qu’il y a un renouveau de foi. "

Les prochaines étapes

Fort de son succès, egliseinfo.be prépare l’avenir et s’apprête à franchir de nouvelles étapes. " La priorité est double. ", explique Jacques Galloy, " D’une part, on va alimenter la plate-forme avec de nouvelles dimensions. On va travailler sur le mois de mai pour, par exemple, les premières communions. Il y a plus de 500 000 personnes qui iront dans les églises en Belgique francophone pour des communions. Peut-être que la plupart de ces gens-là ne sont pas des réguliers, donc ne connaissent pas les adresses des églises. Nous allons aider ce mouvement-là. D’autre part, nous sommes dans un pays qui a trois langues nationales et donc nous allons redévelopper une plate-forme qui est multilingue. Et vous savez, la Belgique est souvent un laboratoire au niveau mondial puisque nous sommes un petit pays avec trois langues, complexe et donc ce qui marche en Belgique marchera dans le monde. Rendez-vous en 2018 pour une plate-forme qui sera multilingue ! "

Martial Giot

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