Ecoles fermées, classe en quarantaine… La Ligue des familles demande un congé spécifique pour les parents

Les cas de Covid se multiplient en ce mois de septembre.

Les cas de Covid se multiplient en ce mois de septembre. Six écoles sont déjà fermées, sans compter les classes. Alors, comment s’organiser quand la classe de son enfant est fermée durant deux semaines ? C’est le casse-tête de plusieurs parents ces derniers jours et cela risque de l’être durant ces prochaines semaines.

Christophe Cocu, le directeur général de la Ligue des familles, était l’invité de Matin Première ce vendredi. "Il n’y a rien qui fonctionne assez bien, et c’est ça la problématique, dénonce-t-il. En tant que Ligue des familles, nous demandons un congé qui soit spécifique pour les parents des enfants dont les classes ferment."

On ne garde pas son enfant à la maison à mi-temps quand il est en quarantaine

Il poursuit : "Il y a toute une série de dispositifs qui existe soit quand l’enfant est malade — mais ce n’est pas le cas ici —, soit quand le parent peut prendre un congé parental ou un congé corona, mais ce sont des congés qui nécessitent l’accord de l’employeur. Par ailleurs, le congé corona n’est pas du tout suffisant puisqu’il s’arrête d’ici fin du mois et il n’est possible de le prendre qu’à mi-temps. Or on ne garde pas son enfant à la maison à mi-temps quand il est en quarantaine."

"Ce qu’on demande, c’est que le parent continue à être payé puisqu’il est aussi victime de la situation que l’enfant, et bien sûr que l’enfant ne reste jamais seul à la maison. Là-dessus, on peut s’appuyer sur plusieurs types de congés qui sont préexistants, mais qu’il faut modifier pour les rendre effectifs et tenables pour les parents", ajoute Christophe Cocu.


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Pour le directeur général de la Ligue des familles, "ça montre d’une part l’incroyable complexité du dossier et d’autre part l’incroyable invisibilisation de ce qu’est la garde d’enfants, de ce qu’est le fait de devoir s’arrêter de travailler pour garder ses enfants. On se rend évidemment compte ici que ce sont majoritairement des femmes qui doivent s’absenter de leur travail et qui n’ont aucune solution, et les pouvoirs publics n’en sont pas du tout conscients".

"La dernière chose qu’on demande, c’est une protection contre le licenciement de ces travailleurs qui seraient obligés de s’arrêter pour garder les enfants quand ils sont mis en quarantaine, tout simplement parce qu’on se rend bien compte qu’il y a une crise économique qui arrive. […] Les parents se retrouvent eux-mêmes victimes du coronavirus et du système mis en place par rapport aux quarantaines dans les écoles."

Si le télétravail peut être une solution pour continuer l’activité à distance, Christophe Cocu souligne que ce dispositif "n’est pas possible quand on garde des enfants. Et tout le monde ne fait pas du télétravail, donc il faudra la coopération des employeurs. Ça se passe de manière très différente suivant les entreprises."

Dans ce contexte, "il faut évidemment que les pouvoirs publics mettent quelque chose en place, un signal clair, en ne faisant pas peser l’intégralité de la charge de cette problématique sur les parents ".

RTBF La Première

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