Des alpagas pour avoir la zen attitude

L’ASBL wanzoise “Pause Animal” propose de la thérapie assistée par l’animal avec des chiens et des alpagas dans un petit écrin de nature du hameau de Betonval.

On le sait, certains animaux ont un impact sur le bien-être de l’homme. À Wanze, Nathalie Vitacolonna et Anne-Sophie Villers proposent une thérapie avec des chiens, des poules et… des alpagas ! Cet animal qui ressemble à un lama en beaucoup plus petit est assez connu pour sa laine mais c’est pour sa docilité et sa zen attitude qu’elles font appel à lui.

On en parle avec Nathalie Vitacolonna, membre de “Pause Animal” et zoothérapeute : " La zoothérapie est très vaste : c’est autant de l’individuel que du collectif. C’est avancer sur le chemin du développement personnel grâce au thérapeute et aux cothérapeutes que sont les animaux. Le patient travaille au cabinet grâce à l‘animal pour avancer sur divers sujets (le stress, la confiance en soi…). "

Une thérapie pour tous

Cette zoothérapie s’adresse à tout le monde : " La population est variée aussi parce que l’animal peut s’adresser à tout le monde. Ici, on a des enfants, des adolescents, des adultes… La population est très riche. "

Là où la touche humaine échoue, l’animal peut être une solution, explique Nathalie Vitacolonna : " Dans l’autisme, tout ce qui passe par le contact est très important justement pour travailler le contact qui est compliqué. L’animal permet de décentrer de l’être humain ou de la relation qui est compliquée dans le cas de l’autisme. Ça passe vraiment par la tendresse, l’empathie et on a l’avantage que l’animal est non jugeant. Ça permet une ouverture au niveau de la thérapie. "

Un contact très personnel

Les deux zoothérapeutes n’ont pas choisi les alpages par hasard : " C’est né d’un coup de foudre pour cet animal et son aspect peluche. L’alpaga a l’avantage d’être sauvage parce que ce n’est pas un animal qui est domestiqué comme un chien ou un chat, mais en même temps, on a le contact avec. Il a vraiment un contact très personnel. On peut avancer avec lui, on peut faire plein de choses. Il n’est pas éduqué comme un chien, c’est pour ça qu’on travaille aussi avec des chiens. L’alpaga ne va pas obéir. Il faut qu’il vienne et ça peut être très frustrant et très constructeur pour la thérapie. Le contact est donc beaucoup plus naturel. On travaille autre chose avec un alpaga. "

Les 2 alpagas Pablo et Krabi sont très bien traités tient à préciser Nathalie Vitacolonna : " On a eu les alpagas tout petit donc on les a habitués à un contact humain. On fait toujours attention au bien-être de l’animal donc si on voit que l’animal est mis à mal, on arrête tout. Quand l’alpaga est stressé, il émet des petits bruits. Si à un moment l’animal n’est pas bien, on arrête l’activité et on débriefe là-dessus pour voir ce qu’il s’est passé. "

Vivacité