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Des affiches jugées sexistes enlevées de panneaux publicitaires à Namur

Des affiches jugées sexistes ont été supprimées de panneaux publicitaires à Namur sur décision de l'Echevine de l’Attractivité urbaine.

Des affiches jugées sexistes ont été supprimées de panneaux publicitaires à Namur sur décision de l'Echevine de l’Attractivité urbaine. Le dépôt d'une plainte n'a pas été nécessaire.

La publicité "Liberté, égalité, beau fessier" fait polémique en France notamment et était affichée dans les espaces publicitaires de la société JC Decaux à Namur. L'Echevine cdH de l'attractivité urbaine Stéphanie Scailquin a décidé de faire enlever ces affiches: "La Ville n’a pas son mot à dire sur les publicités diffusées mais le caractère particulièrement sexiste de cette publicité-ci imposait une réaction. Précédemment en charge de l’Egalité des Chances, je suis particulièrement choquée que l’on ait pu créer cette pub dans le cadre de la journée du 8 mars, Journée Internationale des Droits des femmes. Mais ici c’est bien plus qu’une question d’égalité, c’est une atteinte au respect de la personne. Les comportements sexistes et non civiques comme des insultes ou jeter un mégot par terre peuvent être sanctionnés, cette publicité devait être retirée", a fait savoir Stéphanie Scailquin par communiqué.

JC Decaux a accepté de les enlever. Si la société n'avait pas obtempéré, la Ville aurait introduire une plainte auprès du JEP (Jury d'Ethique Publicitaire: "Afin qu’à l’avenir cela ne se reproduise plus, je prépare un courrier à l’attention de la société JC Devaux pour leur demander la plus grande vigilance à l’égard des messages diffusés dans leurs supports", a ajouté madame Scailquin.

Une pub polémique

Les demandes de retrait de ces publicités appartenant à la campagne publicitaire nationale en France mais aussi en Belgique pour un modèle de jeans se sont multipliées ces derniers jours. La Ville de Nantes en Loire-Atlantique a notamment exigé son retrait

La campagne met en images les fessiers de plusieurs mannequins en jeans en trois versions différentes, une avec une femme, la deuxième avec un homme et la troisième avec un homme et une femme. L'entreprise jugeant d'ailleurs que cette démarche contredit la vision sexiste perçue par les personnes choquées par cette campagne publicitaire. 

RTBF

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