Déconfinement à Bruxelles : le secteur Horeca réclame une compensation pour la fermeture anticipée des cafés

La fédération horeca Bruxelles demande "dès maintenant" de nouvelles aides et primes adaptées pour les établissements du monde de la nuit, directement concernés par la fermeture anticipée des bars dans la capitale depuis lundi.

La fédération horeca Bruxelles demande "dès maintenant" de nouvelles aides et primes adaptées pour les établissements du monde de la nuit, directement concernés par la fermeture anticipée des bars dans la capitale depuis lundi. "On ne peut imposer une restriction, sans compensation adéquate", a indiqué la fédération mercredi dans un communiqué.

Depuis lundi soir, les cafés de la Région bruxelloise doivent fermer à 23h00 contre 1h00 du matin, comme cela avait été accordé à la réouverture de l'horeca en juin.


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Cette mesure de fermeture anticipée a été décidée afin de répondre à la hausse des taux de contamination en Belgique. "Même si nous formulons des doutes sur l'éventuelle 'responsabilité' de nos établissements dans l'augmentation du nombre de cas, les experts, eux, semblent ne pas en douter", déplore la fédération horeca. La mesure ne concerne pas les restaurants ni les cafés-brasseries, proposant une petite carte de restauration. Ces établissements peuvent rester ouverts jusqu'à 1h00.


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La fédération estime tout de même que quelque 200 établissements du monde de la nuit vont être durement touchés par la décision, "parfois de grosses machines avec beaucoup de personnel", explique Philippe Trine, président de la Fédération Horeca Bruxelles. L'organisation demande encore aux autorités qu'elles "se montrent fermes quant au respect strict des interdictions de vente et de consommation d'alcool en rue, et de tout rassemblement de plus de 10 personnes qui ne serait pas organisé par des professionnels".


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"Une ville qui n'est pas assez sûre le soir, c'est nocif pour le monde professionnel de la nuit", ajoute Philippe Trine. 

Belga

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