Ville de Bruxelles 1000

De la subversion aux subventions, l'art urbain perd-il son âme ?

"De la subversion à la subvention, l’art urbain entre pratique illégale et commande publique à l’âge du capitalisme culturel" est le thème d’un colloque international qui se tient depuis ce mercredi à l’ULB.

"De la subversion à la subvention, l’art urbain entre pratique illégale et commande publique à l’âge du capitalisme culturel" est le thème d’un colloque international qui se tient depuis ce mercredi à l’ULB.

Ces dernières années, les projets publics mettant en avant des artistes issus du graffiti se sont multipliés à Bruxelles. La Ville de Bruxelles possède désormais son propre parcours Street Art et espère attirer de nouveaux touristes grâce à lui. Parallèlement, les autorités publiques tentent de combattre fermement le graffiti en rue et la SNCB déplore régulièrement un nombre grandissant de trains tagués dans ses dépôts.

L’Art Urbain est indéniablement sorti de la clandestinité pour entrer par la grande porte des galeries, la cote d’un artiste comme Banksy ne cesse de grimper. Et les galeries d’art ou les agences de pub tentent de surfer sur la vague…

Le graffiti et l’art de rue perdent-ils leur âme ? Les autorités publiques peuvent-elles promouvoir d’une main une pratique qu’elles combattent de l’autre ? Un art anarchique qui rentre dans les rangs et se positionne en galerie peut-il encore être considéré comme de l’art urbain ?

Débats Première 100% Bruxelles organise un débat autour de ces questions avec Karine Lalieux, échevine de la culture et de la propreté à la Ville de Bruxelles, "Somey" graffeur, Roger Avau (précurseur du Street Art à Bruxelles) et Christophe Genin (professeur d’esthétique et de philosophie de l’art à la Sorbonne).

Débats Première 100% Bruxelles

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