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Dans son premier album, Lucie-Valentine va du chaos à la lumière

Fruit de 3 ans de travail, l'album “La Vie est Belle” de La Hulpoise est sorti ce lundi 18 mai.

Plus de 100 concerts à son actif, 9 clips sur la toile (et d'autres à venir) et désormais un album : mine de rien, l'auteure-compositrice-interprète belge Valentine Croughs fait son chemin. Après s'être produite sous le nom de “Lady Valentine”, cette jeune femme de 31 ans vient de dévoiler un premier opus de 15 titres poétiques et piquants aux sonorités pop française : “La Vie est Belle”, signé de son nouveau nom de scène, Lucie-Valentine. Lucie, pour la lumière, et Valentine, parce que ça renvoie à la fête des amoureux (et puis c'est son prénom). Un pseudonyme qui souligne la sensibilité très solaire de la musicienne.

Un album personnel

À l’origine de l'album, il y a pourtant une tragédie : le décès de son frère aîné pendant les 20km de Bruxelles. Celui-ci lui a inspiré l'écriture de deux chansons, “Petite sœur” et “La Vie est Belle”. D'autres viendront par la suite, mais c'est à lui que l'album est dédié. Très personnel, ce premier opus peut être écouté comme le récit d'une partie de la vie de la chanteuse. “J'ai voulu retracer le chemin que j'ai parcouru pour retrouver la joie de vivre” nous explique-t-elle. “C'est du chaos à la lumière. (...) Au fur et à mesure de l'écoute de l'album, ça s'allège.”

Après avoir traversé plusieurs épreuves personnelles, la jeune femme, qui était journaliste culturelle à Paris, a choisi de répondre à l'appel de la création musicale et est devenue compositrice-interprète. Un revirement professionnelle qui a demandé beaucoup de travail : “Quand j'ai décidé de me lancer, il a fallu que j'apprenne un peu tout.”. Mais au gré des rencontres, elle est parvenue à ses fins, comme le prouve son premier album, réalisé en auto-production, avec l'appui de producteurs belges comme Max Montagne, Konoba, Thibaud Demey et Nico d’Avell pour les arrangements électroniques, mais aussi de paroliers : William Larqué, Livia Phelizon, Iza Loris, Hughes Maréchal, Jérôme Pinel, Stan Pollet et 5Mory.

Ses textes, qui jouent tantôt sur des idées mélancoliques, tantôt sur un imaginaire coloré, sont tous en français. “Je pense que c'est mon père qui m'a amené vers cet héritage. À la maison, on a beaucoup écouté Jacques Brel, Barbara, etc. (...) Pendant longtemps j'ai refusé de chanter en français. Et puis quand je me suis lancé dans le projet c'est apparu comme une évidence.” Parmi ses influences elle cite également Stromae et Christine & the Queens.

Une sortie confinée

C'est en auto-production qu'elle achève son album, après 3 ans de travail. Début mars, elle lance un crowdfunding afin d'assurer une belle sortie à son album... et puis les mesures de confinement sont tombées. “J'ai eu peur. C'était limite, on était à la moitié de l'objectif.“ Fort heureusement, le public a répondu présent, allant même jusqu'à dépasser la somme demandée. N'en reste pas moins que la crise sanitaire ne joue pas forcément en faveur d'une artiste qui se lance. Les dates de plusieurs concerts ont dû être annulées.

En attendant de pouvoir aller à la rencontre de son public en personne, elle se produit donc en live sur les réseaux sociaux, comme beaucoup d'artistes. Si la situation le permet, elle devrait de nouveau pouvoir interpréter ses chansons en live à partir de septembre. Le confinement lui a en tout cas permis de se consacrer à l'aspect promotionnel des choses, même si comme en témoigne la chanson “Tes Likes”, cet aspect de sa vie d'artiste n'est pas son préféré.

Musicienne dans l'âme, elle prépare son deuxième album, qu'elle espère pouvoir produire avec un studio. C'est tout le mal qu'on lui souhaite. D'ici là, on peut écouter "La Vie est Belle" sur toutes les plateformes de musique.

 

AC