Coronavirus: les professionnels belges de la santé se mettent d'accord pour cerner ce qu'est un "cas suspect"

Nous vous parlions ce mardi de la stratégie gouvernementale dans le cadre de l’action contre le coronavirus.

Nous vous parlions ce mardi de la stratégie gouvernementale dans le cadre de l’action contre le coronavirus. Le ministère de la Santé s'est penché ce mercredi sur un nouveau protocole relatif aux patients suspects pour infection à COVID-19. Nous avons pu en prendre connaissance et nous vous en donnons quelques éléments. Notamment sur la définition même d'un patient suspect. Selon le site Sciensano, le patient suspecté de souffrir d’un cas possible du coronavirus en Belgique rassemblerait ces éléments :

- La personne aurait "des symptômes cliniques d’une infection respiratoire supérieure ou inférieure (avec un début soudain d’au moins un des symptômes suivants : fièvre, toux, difficultés respiratoires)" couplée avec soit "un historique de voyage dans les 14 jours avant le début des symptômes dans un pays/région avec une transmission soutenue" (à savoir, selon le site d’épidémiologie des maladies infectieuses : Chine, Corée du Sud, Iran et 11 Communes en Italie (liste sur la page du site), soit "un contact physique avec un cas confirmé par un test de laboratoire, de COVID-19 dans les 14 jours avant le début des symptômes du patient".

- Ou bien un patient qui couplerait "des symptômes cliniques d’une infection respiratoire aiguë sévère et/ou un signe clinique ou radiologique d’atteinte pulmonaire qui exige une hospitalisation" ​et "un historique de voyage dans les 14 jours avant le début des symptômes dans un pays/région avec une transmission limitée : liste ci-dessus plus autres communes de Lombardie, Vénétie et Emilie- Romagne en Italie, Singapour, Japon."

(Les différentes régions citées sont évidemment susceptibles d’évoluer selon l’actualité)

 

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Pas de panique

Les spécialistes rappellent que le risque de contagion est minime, et encore davantage pour les enfants de moins de 10 ans.

Pour les enfants qui ne présentent pas de symptômes, il n’y a donc pas à s’inquiéter du tout : "Les enfants asymptomatiques (sans symptôme, ndlr) peuvent fréquenter la crèche ou l’école même si eux-mêmes ou l’un de leurs parents reviennent d’une région ou d’un pays où il y a des cas de COVID-19. Ils ne doivent pas être testés. — Cependant, si l’un des parents ou un des contacts étroits de l’enfant est un cas confirmé de COVID19, l’enfant doit rester isolé à la maison. La durée de l’isolement sera déterminée par le médecin inspecteur du service de surveillance des maladies infectieuses de la région."

En cas de patient "à risque"

Si un enfant ou un adulte présente cependant les symptômes d’une possible contamination (voir ci-dessus), les médecins ont comme consignes de donner des rendez-vous de consultation en dehors des heures (pour éviter le contact avec d’autres patients) voire de se rendre au domicile même du patient à risque. La procédure indique ensuite au médecin d’appliquer des mesures de protection pour lui-même. Si le docteur peut se protéger de façon adéquate (au moins masque et gants), de procéder à un examen clinique. Il doit ensuite entrer en contact avec le service de "surveillance des maladies infectieuses" de la région. Après, il est conseillé de décider "ensemble de la prise en charge du patient".

 

La suite des procédures (et les détails de celles-ci) sont indiquées sur le site SciensanoIl n'y aurait donc pour le moment ni quarantaine ni mesures exclusives à l'ordre du jour. 

Notons que pour la rentrée scolaire de lundi, le cabinet de la ministre de l’Education de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Caroline Désir, n’établit pas de consigne particulière.

RTBF

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