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Charleroi : le BPS22 fait sa rentrée avec l'expo "La Colère de Ludd"

La Colère de Ludd, la nouvelle exposition du BPS22, rassemble une quarantaine d’œuvres récemment acquises par la Province de Hainaut et, pour la plupart, encore jamais exposées au musée.

La Colère de Ludd, la nouvelle exposition du BPS22, rassemble une quarantaine d’œuvres récemment acquises par la Province de Hainaut et, pour la plupart, encore jamais exposées au musée. Au départ de la notion de dépossession, les œuvres choisies expriment des expériences de déracinement, d’occupation, de destruction, d’épuisement ; mais également de résistance et d’attachement. L’exposition évoque ainsi de manière poétique, romantique, politique différentes situations de dépossessions que les êtres humains peuvent être amenés à vivre, de manière plus ou moins consciente.

Les vastes notions de dépossession et de résistance sont le fil conducteur de ce nouveau rendez-vous du BPS22, qui rassemble les oeuvres d’une quarantaine d’artistes belges et internationaux.

Emprunté à un livre de Julius Van Daal, le titre de l’exposition fait référence à la révolte d’ouvriers anglais qui, en pleine révolution industrielle, tentèrent de résister au progrès technique. Menés par le légendaire général Ned Ludd, ces insurgés détruisirent des machines, responsables à leurs yeux de la dépossession de leur savoir-faire, de leurs biens et de leurs droits.

La dépossession : un vaste thème !

Dans une société capitaliste dominée par la logique de possession, à une époque où les droits humains fondamentaux restent bafoués et où les libertés sont sans cesse remises en cause, comment l’humain se construit-il sur cette succession de dépossessions ? Au travers d’œuvres aux médias et esthétiques variés (peinture, sculpture, photographie, vidéo, installation, tapisserie, etc.), La Colère de Ludd met en lumière différentes formes de privation (de temps, de territoire, de l’identité, du travail, etc.) mais aussi différentes démarches volontaires visant à s’affranchir et à penser plus librement ces contraintes.

Dans la même salle, plusieurs oeuvres, comme celles de Véronique Vercheval ou de Barbara Geraci, évoquent la dépossession du corps du travail. Comme ces clichés de travailleurs de l’ancienne faïencerie Royal Boch à la Louvière.

La colère de Ludd est à découvrir à partir de ce 19 septembre, jusqu’au 3 janvier.

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