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"Ce que l’on veut éviter c’est le confinement total", justifie Rudi Vervoort sur les nouvelles restrictions en Région bruxelloise

Suite à l’annonce de nouvelles mesures par le gouvernement fédéral et la Wallonie, la Région bruxelloise a aussi suivi le mouvement. Elle est l’une des zones du pays les plus touchées par la remontée du virus et a donc pris des décisions en conséquence durant l’après-midi.


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La fermeture des lieux culturels, des endroits sportifs y compris les piscines, et une uniformisation du couvre-feu à 22h comme au sud du pays. Invité dans le journal télévisé de 19h30, le ministre-président Rudi Vervoort a expliqué les raisons de ces nouvelles mesures amenant la capitale à ce confinement partiel.

"S’il faut des mesures dures à Bruxelles c’est parce que la situation est grave", annonçait le ministre-président sur le plateau de la RTBF. Un motif qui s’explique par le fait que "Bruxelles est un grand centre urbain avec une concentration de population énorme où le virus circule plus facilement. Il fallait donc prendre des mesures à la hauteur de la ville internationale qu’est Bruxelles. En sachant d’autant plus que les chiffres sont très mauvais".

Ce que l’on autorisait au moins de juillet ou août n’a plus de raison d’être

Selon Rudi Vervoort, le changement de dynamique amène à ces fermetures temporaires dans la culture ou le sport : "Tous ces protocoles auxquels on se réfère ont été avalisés il y a plusieurs mois par le GEES (le groupe d’experts du déconfinement). Aujourd’hui, nous ne sommes plus dans une politique de déconfinement : ce que l’on veut éviter c’est le confinement total".

"Ce que l’on autorisait au mois de juillet ou août n’a plus de raison d’être. On est face à un virus qui circule fortement et il faut le ralentir sans pour autant mettre à plat les écoles ou l’économie", estime le ministre-président bruxellois.


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Une uniformisation des mesures pour une meilleure compréhension

Au sujet du couvre-feu à 22h comme en Wallonie, la décision se justifie par une volonté de simplicité pour les citoyens : "On aurait pu mettre 21h, mais au final mettre trois heures différentes cela aurait créé une complexité, donc nous avons uniformisé avec la Wallonie".

Bien que la capitale et le sud du pays se soient accordés sur 22h – 6h, la Flandre a préféré se contenter de suivre la règle fédérale en vigueur (de minuit à 5h). Rudi Vervoort complète : "Avec trois régimes différents, je pense que cela à ses limites. Maintenant, nous sommes dans un Etat fédéral et il est judicieux de pouvoir tenir compte de l’état épidémiologique de chaque partie du pays".

Justement, en ce qui concerne cette logique institutionnelle, le ministre-président comprend l’envie d’uniformité : "En termes d’unité de commandement je comprend qu’il y ait ce besoin, mais

Clément Larue

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