Bruxelles : des centaines de manifestants dénoncent les attaques par l'Azerbaïdjan

Plus de 600 personnes, selon la police de Bruxelles-Ixelles, ont manifesté jeudi en fin de journée, au rond-point Schuman, devant les institutions européennes à Bruxelles, pour dénoncer les attaques menées par l'Azerbaïdjan sur l'Artsakh et l'Arménie.

Plus de 600 personnes, selon la police de Bruxelles-Ixelles, ont manifesté jeudi en fin de journée, au rond-point Schuman, devant les institutions européennes à Bruxelles, pour dénoncer les attaques menées par l'Azerbaïdjan sur l'Artsakh et l'Arménie.

De nombreux drapeaux arméniens étaient arborés dans la foule, qui a notamment scandé à l'Union européenne le slogan "Ton silence est assourdissant". Les manifestants appelaient aussi à dénoncer le rôle d'agresseur de l'Azerbaïdjan. Différentes personnes ont pris la parole, parmi lesquelles les députés Georges Dallemagne et Marie Lecocq ou encore le sénateur Mark Demesmaeker.

Les forces armées d'Azerbaïdjan ont lancé mardi matin une attaque sur la frontière arméno-azérie de l'Artsakh. Nicolas Tavitian, président du Comité des Arméniens de Belgique, accueille positivement la position du président français Emmanuel Macron qui a reconnu l'agression: "On veut que l'Europe suive. On veut d'abord que l'attaquant soit dénoncé par l'Union européenne et que si les combats ne s'arrêtent pas pour autant, que des sanctions soient prises, à commencer par des sanctions visant la Turquie. Le pouvoir turc teste les limites de l'Europe. Il insulte et menace ses voisins et, à un moment, l'Europe doit se faire respecter. Depuis 25 ans que le conflit larvé dure dans le Caucase, avec des escarmouches à des moments mais sans guerre de l'envergure des attaques d'aujourd'hui, l'Union européenne tient un discours conciliant de parité".

M. Tavitian pointe la participation active de la Turquie. "La Turquie a commis un génocide contre les Arméniens, qui n'a jamais fait l'objet d'une reconnaissance et d'un travail de mémoire. On peut craindre qu'elle soit prête à recommencer et l'Azerbaïdjan, qui participe de la même démarche nationaliste, a aussi commis des massacres contre les Arméniens en Azerbaïdjan. Ca devrait quand même éveiller les consciences. Il y a un risque important si l'Azerbaïdjan avance".

Belga

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