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Bruxelles: comment lutter efficacement contre les logements à l'abandon ?

Un des points qui revient comme une antienne dans les accords de majorité à la Ville de Bruxelles - toutes tendances confondues - c'est l'occupation des logements vides au-dessus des commerces.

A la ville de Bruxelles, on dispose de plusieurs instruments, qui vont de la prime à l'amende. Mais visiblement, ils ne sont pas tous aussi efficaces. Et le phénomène de ces surfaces vides ne s'arrange pas.

Dans l'hypercentre, en effet, beaucoup d'espaces restent vides faute d'un accès séparé aux étages par rapport au commerce du rez-de-chaussée. Pour inciter les propriétaires à créer une entrée indépendante, la Ville de Bruxelles a imaginé une prime. Avec un succès très relatif. En 2018, seules deux primes de ce type ont été octroyées.

Un cadastre des logements

Significatif également, le cadastre des logements inoccupés fin 2018. On en compte un peu plus de 300. Mais ce qui frappe, dans la liste, c'est l'année de dernière occupation, 1962 pour un logement rue de la Fourche, ou 1965 pour le 100 avenue Louise. Beaucoup de ces immeubles se trouvent au cœur du pentagone, rue au beurre, petite rue des bouchers, rue marché aux herbes ou encore rue Neuve, autant de rues commerçantes aux immeubles à étages dont seul le rez-de-chaussée est occupé.

La carotte puis le bâton

Si la carotte ne fonctionne pas, il reste le bâton. L'an dernier, la Ville de Bruxelles a enrôlé 128 taxes pour des immeubles et terrains à l'abandon. Le rapport d'activités ne précise pas combien de ces biens taxés sont aujourd'hui en voie d'être habités.

 

 

Philippe Carlot

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