Bilan du coronavirus en Belgique : "A Bruxelles, on remarque une augmentation soutenue de 150%"

Alors que le rebond de l’épidémie s’observe depuis quelques semaines en Belgique, le centre interfédéral de crise a décidé de reprendre l’organisation de conférence de presse trois fois par semaine, les lundis, mercredis et vendredis à 11h afin de suivre l’évolution de la pandémie.


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Le nombre d’infection au coronavirus est de 550 nouveaux cas en moyenne par jour soit 3852 nouveaux cas enregistrés sur les sept derniers jours. Une semaine augmentation de 46%

Des augmentations localisées

"Au niveau national, la croissance ralentit. On passe d’un doublement à une augmentation d’environ 50%", indique Frédérique Jacobs, porte-parole du centre de crise. Mais, ajoute-elle, "au niveau local cette tendance est variable : à Anvers, on constate une hausse actuellement ramenée à 10%. Ce qui est certainement le résultat des effets des mesures prises. En revanche à Bruxelles on remarque une augmentation soutenue de 150% par semaine. On constate une baisse des moyennes hebdomadaires en Flandre et au Limbourg"

Selon notre analyse des données Sciensano, en effet, si on fait la somme des cas par 7 jours, que l'on compare la période de 7 jours du 28 juillet au 3 août à la semaine précédente, la semaine du 21 au 27 juillet, l'augmentation atteindrait alors 140% à Bruxelles. "Les chiffres ont donc plus que doublé par rapport à la semaine précédente", confirme Frédérique Jacobs. 

Les admissions sont stables : on compte 24 admissions par jour en moyenne soit 278 nouvelles hospitalisations sur la dernières semaines dont 65 en soins intensifs.

"Les chiffres des décès sont stables également : 18 personnes sont décédées du coronavirus sur une semaine soit 2.6 par jour", souligne la porte-parole.

La situation n’est pas aussi dramatique que pendant la première vague comme on peut le constater avec les chiffres des nouvelles admissions et le cas des maisons de repos.

Mais on constate un grand nombre de cas confirmés et cela se vérifie notamment avec augmentation de la capacité de tester et recherche des contacts mais l’augmentation est bien réelle et ce n’est pas seulement dû à cette augmentation des tests. Le virus circule dans la population. "Le virus est tout aussi dangereux qu’en mars et donc pourrait entraîner les mêmes problèmes qu'en mars si nous le laissons aller. Sans moyens efficaces de protéger la population à risque nous devons faire tout ce que nous pouvons pour casser les chaînes de transmissions", a indiqué Frédérique Jacobs, porte-parle du centre interfédéral de crise.

Osez dire non

Au regard de la situation sanitaire actuelle, le respect de la bulle de contact, limitée à cinq personnes jusqu’à la fin du mois d’août, semble être une des clés pour casser les chaines de transmissions.

Le contact, le lien reste important, "on doit continuer à avoir des contacts entre nous, ne nous isolons pas", souligne Antoine Iseux, porte-parole du centre de crise.

Toutefois, "il est important que nous continuons nos efforts dans tous le pays parce que le virus circule dans tout le pays. Ce sera un week-end ensoleillé, peut-être que vous envisagez un barbecue ou encore un verre en terrasse mais ces activités sont trop risquées dans les circonstances actuelles parce qu’elle créent des ponts entre nos bulles de contact et c’est ce que l’on veut éviter". Et d’ajouter, "osez dire non".

RTBF

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