Bart De Pauw ne fait pas appel de l'interdiction d'accès aux plaintes le visant à la VRT

Le producteur de télévision flamand Bart De Pauw, accusé de harcèlement, ne va pas en appel de la décision du tribunal correctionnel de Malines, qui a statué de ne pas lui donner accès aux plaintes et signalements de comportements déplacés parvenus à son sujet au conseiller prévention de la VRT, le groupe flamand de médias de service public.

La défense a pris cette décision pour ne pas ralentir davantage le procès, ont indiqué mardi les avocats de Bart De Pauw dans un communiqué de presse.

Bart De Pauw avait annoncé en novembre 2017 que la VRT avait décidé de mettre un terme à toute collaboration avec lui, à la suite de signalements anonymes au sujet de comportements jugés déplacés de sa part. Le producteur soulignait alors qu'il ne s'agissait pas d'attouchements mais plutôt de flirt par SMS.

Deux jours plus tard, une perquisition avait été menée dans les locaux de la VRT, où une enveloppe avait été saisie. Celle-ci contenait les témoignages de femmes qui s'étaient plaintes de Bart De Pauw auprès du conseiller prévention de la VRT.

L'avocat du principal intéressé avait demandé de pouvoir consulter les documents de cette enveloppe en 2018, pour vérifier qu'il n'y ait pas de différence avec les déclarations faites plus tard dans la même affaire. La VRT s'y opposait et la chambre des mises en accusation d'Anvers avait suivi l'entreprise médiatique en mai 2019, estimant que permettre au principal intéressé d'accéder au contenu de l'enveloppe pourrait dissuader, dans le futur, d'autres travailleurs de s'adresser au conseiller prévention.

Mardi, les avocats de Bart De Pauw ont insisté sur le fait qu'ils estimaient que, sur le principe, ils devraient pouvoir consulter tous les documents repris dans le dossier, donc cette enveloppe aussi. Cependant, "afin de ne pas retarder davantage le procès", ils se résignent au verdict rendu le 11 février par le tribunal correctionnel de Malines.

"Le respect des droits de la défense dans un dossier pénal exige une transparence maximale sur absolument toutes les pièces qui s'y trouvent. Mais un nouveau retard de plusieurs mois ne sert pas non plus la famille De Pauw. Nous ne contesterons donc pas la décision du tribunal", a réagi Me Michaël Verhaeghe. "En outre, nous sommes quand même parvenus à reconstituer certaines parties du contenu de l'enveloppe et pouvons préparer nos plaidoiries sans ces documents", a ajouté son collègue Me John Maes.

Le calendrier du procès sera déterminé à l'audience du 25 février.

Belga

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