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Balade au château de Vêves

Une longue allée, un passage voûté, autrefois défendu par quatre portes et une herse donne accès à la forteresse, vous êtes au château de Vêves, l’un des plus beaux de Wallonie. Un havre de fraîcheur l’été et un abri luxuriant lorsqu’il pleut, il est chauffé toute l’année.

Dans un écrin de verdure des vallons du Condroz namurois, six poivrières coiffent le château de Vêves, patrimoine majeur de Wallonie. Du haut de son éperon rocheux, cette bâtisse aux allures de demeure de la Belle au Bois Dormant domine la vallée. Sertie de bois verdoyants et de terres condruziennes, l’ancienne forteresse devenue château de plaisance est encore habitée aujourd’hui. C’est l’un des joyaux de la province de Namur.

Son histoire passe par différentes phases. Initialement, il s’agissait d’une structure en bois construite sur un éperon rocheux. Fragile, elle fut rapidement détruite et reconstruite en pierre au 12ème siècle. La demeure actuelle est une version restaurée du 13ème.

Avec l’apparition des canons, le 15ème siècle marque un réel tournant dans l’histoire des châteaux. La puissance de ces nouvelles armes aura raison sur les forteresses qui n’auront plus lieu d’être. Au fil des ans, le profil des demeures féodales sera adapté à un quotidien plus confortable. Naissent alors les châteaux de résidence. A Vêves, on annexe de nouvelles façades, on élargit les fenêtres et au 16ème, on y ajoute des colombages dans la cour intérieure. A elle seule, elle illustre parfaitement les diverses évolutions de ce voyage dans le temps. Plus grande au début de l’histoire du château, elle se verra réduite au fur et à mesure des aménagements envisagés vers l’intérieur du domaine faute de place vers l’extérieur.

Après avoir enjambé les marches du donjon, à côté de l’annexe en colombage, la salle d’arme attire notre attention rien que de par son sol recouvert de carrelages en mosaïque de pierres extraites des carrières de Spontin et Chevetogne, aujourd’hui désaffectées.

L’intérieur de la demeure est superbement bien aménagé en style 18ème, un décor parfait, melliflu qui nous plonge quelque part dans le temps. Aucun détail n’a été négligé, comme si les châtelains de l’époque y vivaient toujours ! Aujourd’hui, il est la résidence secondaire des descendants de la famille qui le fit construire.

A la fin de la visite, avant la boutique, la cuisine du 13ème nous ramène aux origines du château et nous rappelle la rusticité de la vie médiévale où le confort d’une pièce du sous-sol était impensable.

 

Cet été

Les 17, 18 et 19 août, les enfants seront déguisés en chevaliers et princesses pour vivre "Le Mystère du Chanoine perdu".

Celles, le charmant village d’à côté

Immersion dans un écrin de verdure du Condroz namurois. A 9 km de Dinant, Celles est un joli petit hameau répertorié sur la liste exhaustive des plus beaux villages de Wallonie.

Le village est né dans un écrin de verdure, dans le fond d’une vallée du Val de Lesse. L’architecture des maisons construites en moellons calcaires extraits d’une ancienne carrière rappelle que Celles est aussi situé en dans le Condroz namurois.

Sur la petite place, quelques places de parking, deux commerces et une église romane de style mosan primitif qui semble tellement imposante. En faisant abstraction de la tour forte qui protégeait les moines et les villageois au Moyen-Age, il reste un bâtiment de culte de taille normale.

Dans ce petit village de quelques dizaines d’habitants, le prénom Hadelin est sans conteste le plus prononcé !

Vers 660, un certain Hadelin a marqué l’histoire du village, un moine français, né en 617 dans le bassin de Gironde, dans la banlieue bordelaise. Le ciel lui avait conféré comme mission d’évangéliser une contrée sertie de quatre collines aux abords d’une rivière. Sans carte ni Atlas, le pauvre Hadelin erre çà et là avant de trouver son bonheur à Celles. Dans sa cellule, il se reposera et évangélisera la région ; d’où le nom de " Celles ". Il faillit de peu pour que le village se prénomme aussi Hadelin !

Carine Bresse pour Vivacité