Aux portes de la France

Virton peut s’enorgueillir de deux titres : celui de capitale de la Gaume et celui de la ville la plus au Sud du pays. D’ailleurs, à Virton, on ne va pas à l’Hôtel de Ville, même si les lettres sont gravées sur le fronton de l'édifice, mais à la Mairie et on chante plus volontiers la Marseillaise que la Brabançonne. Et puis Virton c’est la contraction de …. Ton et Vire. Le Ton est un petit ruisseau qui traverse la ville avant de se jeter dans la Vire, d’où Virton.

A l’époque romaine, la situation géographique au carrefour de plusieurs routes fait de Virton un important centre. La ville a été détruite au début du 5e siècle par les barbares. Reconstruite durant le Moyen-Age, la localité deviendra une ville importante du comté de Chiny (un des Conté les plus puissants de l’époque).

Sa position frontalière lui a valu d’être régulièrement pillée et incendiée. Elle est passée à maintes reprises sous différentes influences. Elle sera attribuée à l’Espagne par le traité des Pyrénées, elle sera annexée par la France en 1683 avant de devenir propriété des Pays-Bas au 18e siècle. Le traité de Vienne de 1815 l’emmènera dans le giron de la confédération germanique. Et, enfin, Virton deviendra belge avec le traité de Londres de 1839.

Toute son histoire est largement expliquée au Musée gaumais qui prend place dans l’ancien couvent jadis occupé par les récollets. Cette institution culturelle de premier choix a la particularité de posséder une antenne dans quatre villages de l’entité. Les Musées gaumais sont aujourd’hui constitués du musée de Virton, du musée lapidaire et du parc archéologique de Montauban, du musée de la vie paysanne à Montquintin et le musée d’histoire militaire de Latour.

C. Vandelois