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Assesse: la rentrée scolaire à la campagne

Dans le milieu rural, la rentrée scolaire est toujours une période stressante. Elle l'est peut-être davantage pour le directeur que pour les élèves. Après une mauvaise nuit, Eli Giltay, le directeur des écoles communales de Florée et de Courrière se...

Dans le milieu rural, la rentrée scolaire est toujours une période stressante. Elle l'est peut-être davantage pour le directeur que pour les élèves. Après une mauvaise nuit, Eli Giltay, le directeur des écoles communales de Florée et de Courrière se dit soulagé: "Ici, le nombre d'emplois est généré par le nombre d'élèves. Si on perd un élève, on risque de perdre un mi-temps donc c'est assez stressant. Nous sommes vraiment content de savoir qu'ils sont tous là." 

Un accueil familial et personnalisé

Madame Jacqueline et madame Véronique sont institutrices dans l'école communale de Florée. Une petite école de village de quarante élèves à peine. Une classe de maternelles (14 élèves), deux de primaires (2 X 13 élèves). Dans ces classes, les élèves de trois années différentes se côtoient. Des leçons adaptées leur sont données, une attention particulière également en cas de difficultés.

Pour la plupart des enfants, cette rentrée se fait sans une larme. Il faut dire qu'ils sont en terrain connu. Gauthier et Tom ont respectivement huit et neuf ans et cela fait déjà sept années consécutives qu'ils sont dans la même classe. Au moment de se retrouver, après deux mois de vacances, les enfants se disent heureux de pouvoir jouer à nouveau ensemble.

L'école attire les parents des communes avoisinantes

De nombreux parents qui n'habitent pas le village ont fait le choix d'inscrire leur enfant à Florée. Cerné par les champs, l'école en pierre jaune est calme. Une structure à taille humaine où le contact entre parents et professeurs est privilégié.

Contrairement aux plus grandes écoles, aucune sonnerie n'a retenti ce 1er septembre à Florée. Tout simplement parce qu'il n'y en a pas. C'est le professeur qui appelle les enfants quand le cours reprend.

Laurent Van de Berg

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