Pour Ahmed Laaouej, Theo Francken "bascule vers l'extrême droite"

C'est sa première apparition à Jeudi en prime. Ahmed Laaouej, chef du groupe socialiste à la Chambre des Représentants, a le budget et les finances chevillées au corps. C'est son domaine de prédilection. Il y en a un autre : la critique du gouvernement...

C'est sa première apparition à Jeudi en prime. Ahmed Laaouej, chef du groupe socialiste à la Chambre des Représentants, a le budget et les finances chevillées au corps. C'est son domaine de prédilection. Il y en a un autre : la critique du gouvernement que le PS appelle "MR-N-VA". 

A l'heure où le Premier ministre défend toujours Theo Francken (N-VA), Ahmed Laaouej le confirme : le secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration "bascule vers l'extrême droite." "Quand on s’assoit sur la Convention européenne des Droits de l'Homme, sur les libertés fondamentales" la frontière avec l'extrême-droite devient ténue, rappelant au passage que Bart De Wever avait déclaré que ce qui séparait la N-VA du Vlaams Belang était les droits de l'Homme.

Face au comportement de la N-VA, qui refuse que l'on octroie la prépension à 56 ans aux personnes qui figurent dans le plan de restructuration du groupe Carrefour, Ahmed Laaouej n'y va pas par quatre chemins. "Nous sommes face à une machine à précariser, les droits des travailleurs et les salaires." Et de pointer une volonté des nationalistes flamands de détricoter la concertation sociale, "le gouvernement MR-M-VA nous emmène dans une pente dangereuse." Car pour le chef de groupe socialiste à la Chambre, le CD&V et l'Open VLD n'ont qu'un faible impact dans ce gouvernement, et le MR "est dans la roue de la N-VA qui impose son agenda." "Ce gouvernement est dominé par une droite dure."

Du retard dans la mise en œuvre des recommandations de la commission attentat ?

Deux semaines après la fusillade de Liège, le PS a estimé que les recommandations de la commission attentat n'ont pas été appliquées. "Il y a des recommandations très précises de la commission attentat qui auraient peut-être pu faire en sorte que ces assassins ne soient pas passé en-dessous du radar. Le fait de donner une réhabilitation de sécurité aux directeurs de prison, ce qui veut dire leur permettre d'avoir accès aux rapports de la sûreté de l’État. Et bien, le ministre de la Justice ne l'a pas encore mise en œuvre. Pourquoi ? Il faudra qu'il vienne rendre des comptes."

"On a demandé des enquêtes au comité P et au comité R, et s'il s'avère qu'ils ont traîné dans la mise en œuvre des recommandations de la commission attentat, ils devront en rendre compte sur le plan politique."

Johanne Montay

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