Affaire Théo : trois policiers renvoyés devant une cour d'assises

Les trois policiers impliqués dans l’interpellation violente de Théo, un jeune homme noir grièvement blessé lors d’un contrôle en 2017, seront jugés, fait rare, devant une cour d'assises pour "violences volontaires", a annoncé à l’AFP le parquet de Bobigny, en banlieue parisienne.

Les trois policiers impliqués dans l’interpellation violente de Théo, un jeune homme noir grièvement blessé lors d’un contrôle en 2017, seront jugés, fait rare, devant une cour d'assises pour "violences volontaires", a annoncé à l’AFP le parquet de Bobigny, en banlieue parisienne.

La juge d’instruction en charge de l’enquête sur l’agression de ce jeune homme d’Aulnay-sous-Bois a rendu mercredi l’ordonnance qui renvoie devant les assises le principal accusé pour violences volontaires ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente, et les trois fonctionnaires pour violences volontaires avec circonstances aggravantes.

La juge a en revanche abandonné les poursuites pour viol, comme le préconisait le parquet, qui estimait dans son réquisitoire rendu en octobre que "les éléments constitutifs du crime de viol n’étaient pas réunis".

Un non-lieu a par ailleurs été ordonné concernant un quatrième policier, qui avait été témoin de la scène.

Théodore Luhaka, 22 ans à l’époque, avait été grièvement blessé par un coup de matraque dans la zone rectale. C’est parce qu’il est désormais handicapé à vie que les policiers seront jugés par une cour d'assises, juridiction pénale compétente pour juger les crimes.

Le 2 février 2017, peu avant 17h00, Théo avait été interpellé dans la cité des 3000 à Aulnay-sous-Bois, en banlieue parisienne, une scène filmée par des caméras de vidéosurveillance. Alors que des policiers tentent de l’immobiliser, le jeune homme se débat puis s’effondre. Il est ensuite emmené à quelques mètres, hors du champ de la caméra.

Belga

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