Berchem-Sainte-Agathe 1082

Administrations, CPAS et hôpitaux du réseau IRIS en grève à Bruxelles: pourquoi?

Les services des 19 administrations communales bruxelloises, les CPAS de la capitale et les hôpitaux publics du réseau IRIS risquent d’être fortement perturbés ce jeudi : un appel à la grève et à la manifestation a été lancé par les syndicats en front commun CSC-CGSP-SLFP.

Les services des 19 administrations communales bruxelloises, les CPAS de la capitale et les hôpitaux publics du réseau IRIS risquent d’être fortement perturbés ce jeudi : un appel à la grève et à la manifestation a été lancé par les syndicats en front commun CSC-CGSP-SLFP. Les fonctionnaires communaux de la Région bruxelloise sont nettement moins bien lotis que leurs homologues wallons et flamands, selon les syndicats, qui dénoncent également une surcharge de travail.

Les syndicats des hôpitaux du réseau IRIS revendiquent une augmentation de 10% des salaires, un meilleur régime de pension et un management plus humain pour plus de bien-être au travail. Les administrations des 19 communes et des CPAS se sont joints au mouvement et mis tous ensemble, ces travailleurs représentent en Région bruxelloise entre 40 et 45 000 personnes.

Ces travailleurs manifestent ce matin dans les rues de Bruxelles.

"Notre revendication principale, c’est 10% d’augmentation au niveau salarial, explique Nadine Legreve, permanente syndicale au sein de l’hôpital Brugmann. Aussi les pensions, parce que vous savez qu’on doit travailler plus longtemps, donc les pensions et les remboursements des transports à 100%. Nous ne sommes remboursés qu’à 80%, donc il y a déjà ça aussi. Le bien-être au travail et le management, qui est en dessous de tout dans toutes les institutions et qui crée une tension terrible. On veut aussi revendiquer notre statutarisation. On entend dire qu’au fédéral il est question de rediscuter la statutarisation, et donc on veut quand même qu’on nomme les gens en service public."

Il y a un mal-être général

Sur l’un des sites de l’hôpital public Brugmann, notre journaliste Tom Denis a rencontré certains de ces travailleurs, qui témoignent. "Les infirmières qui sont là sont épuisées. Dès qu’il y en a une qui tombe malade, la charge de travail est encore plus lourde. On essaie de tenir le coup et de faire de notre mieux possible, mais on n’est pas heureuses dans ce qu’on fournit comme boulot", témoigne une infirmière. "Il y a un mal-être général. On nous demande par exemple de faire le travail de deux personnes. C’est énormément lourd au niveau médical, dans le secteur médical, en tout cas chez nous", ajoute une autre.

Et Nadine Legrève de taper du poing sur la table. "Nous, on veut vraiment taper sur le clou parce qu’il est vraiment temps que les gens soient mieux rétribués pour ce qu’ils font. On estime quand même qu’on doit être entendu maintenant, parce qu’on va régulièrement en réunions de négociations, on défend les choses et on ne se sent pas écouté parce qu’il n’y a rien derrière."

RTBF

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