Sur les traces du conflit 14-18 à Bruxelles

Dans le cadre des Commémorations du Centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, Vivre ici et le site 14-18 RTBF, vous proposent une découverte des différentes localités belges où les traces de la Grande Guerre sont encore visibles. Notre guide, Isabelle Masson Loodts vous invite en vidéo à découvrir les traces du conflit à Bruxelles et son monument au pigeon-soldat

Ce monument se situe sur le square des blindés, à quelques pas à peine de la Fontaine Anspach, au croisement du quai aux Briques et du quai au Bois à brûler, en plein centre de Bruxelles. Il a été construit en 1930 grâce à une souscription effectuée sous le contrôle de la Fédération colombophile de Belgique qui regroupe quelque 3.000 sociétés colombophiles.

C'est Georges Hano, architecte de la Ville de Bruxelles et concepteur de la flamme du soldat inconnu, qui en a dessiné le plan, tandis que la sculpture est l'oeuvre du plasticien Victor Voets.

Les deux seuls autres monuments rendant hommage au pigeon-soldat se trouvent près de l’entrée de la citadelle fortifiée de Lille et dans le Parc Astrid, à Charleroi.

Les pigeons voyageurs ont été particulièrement utiles lorsque la guerre s'est figée autour des tranchées et que l'accès à des moyens de communication performants est devenu stratégique. Ils ont été utilisés par les 2 camps pour transmettre des messages mais aussi pour réaliser des photographies aériennes. Les Allemands, conscients du potentiel de ces diverses utilisations du pigeon voyageur, ont interdit aux civils le lâcher de pigeons dans les zones occupées.

Certains pigeons qui se sont illustrés sur le front ont été décorés comme des soldats. Par exemple, le pigeons Vaillant (matricule 787.15), cité à l'ordre de la Nation, doit sa célébrité au fait d'avoir été le dernier pigeon du fort de Vaux.

Lâché le 4 juin 1916 à 11 h 30, il apporta à Verdun cet ultime message du commandant Raynal: "Nous tenons toujours, mais nous subissons une attaque par les gaz et les fumées très dangereuses. Il y a urgence à nous dégager. Faites-nous donner de suite toute communication optique par Souville, qui ne répond pas à nos appels. C'est mon dernier pigeon. Signé : Raynal." Le pigeon arriva au colombier fortement invalidé par les gaz de combat mais vécut encore quelques années.

Suivez les traces du conflit, avec Isabelle Masson Loodts dans cette vidéo:

Traces et empreintes à Bruxelles

Juliette Patriarche