Lontzen 4710

Sur les traces du conflit 14-18 à Herbesthal

Dans le cadre des Commémorations du Centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, Vivre ici et le site 14-18 RTBF, vous proposent une découverte des différentes localités belges où les traces de la Grande Guerre sont encore visibles. Notre guide, Isabelle Masson Loodts vous invite en vidéo à partir sur les traces de l'ancienne gare de Herbesthal

Herbesthal est une des 9 communes constituant désormais la Communauté germanophone de Belgique. Il n'en fut pas toujours ainsi.

La petite ville fit longtemps partie du Duché de Limbourg, avant d'être rattachée à la Prusse en 1816, puis à la Belgique en 1920. Les cantons de l’Est n'ont en effet été rattachés à la Belgique qu'après l'application du Traité de Versailles, en 1919, en tant que compensation des dommages de guerre.

Avant cette date, la gare de Herbesthal était donc la première station allemande pour les voyageurs qui franchissaient la frontière en train sur la ligne Liège-Aix-La-Chapelle, ouverte depuis 1843.

Une gare impériale

Cette belle gare frontalière avait reçu le titre de "gare impériale" car elle avait accueilli le Kaiser Guillaume II. C'est grâce à sa présence que le village d'Herbesthal a connu un essor important, avant- et après-guerre : on peut encore voir sur place quelques vestiges et traces des postes de douanes, de transports internationaux, et nombreuses entreprises comme des hôtels, qui se sont installés autour de la gare.

En 1965, c'est l'électrification de la ligne ferroviaire qui sonne le glas de cette gare dont les activités sont alors transférées à Welkenraedt. Ses beaux bâtiments en grès rouge, qui avaient été érigés en 1889 par l'architecte Stöckich, de Cologne, ont malheureusement été démolis en 1983.

L'administration communale a récemment racheté des éléments en pierre du bâtiment et les replace symboliquement pour marquer son plan au sol. Le site est en cours d'aménagement, à l'occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale.

On y a aussi remis en place quelques mètres de rails et deux anciens wagons de chemin de fer qui accueilleront des infrastructures touristiques et mémorielles. On peut aussi faire un petit passage par la ville d'Eupen pour admirer, au détour d'un petit parc, quelques éléments décoratifs (des visages en ronde-bosse évoquant la mythologie grecque) qui ornaient les clés des fenêtres en plein cintre de l'ancienne gare.

Suivez les traces du conflit, avec Isabelle Masson Loodts dans cette vidéo:

Traces et empreintes à Herbesthal

Juliette Patriarche