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La carte des initiatives locales pour soutenir les SDF et les personnes dans le besoin

Tant en Wallonie qu'à Bruxelles, différentes initiatives locales sont en place pour venir en aide aux personnes les moins nanties. Elles ne nécessitent pas toutes de grands investissements, mais plutôt un petit geste solidaire de temps à autre de la part de chacun, dans la mesure de ses moyens.

Avec l'arrivée d'une météo hivernale, la rédaction de Vivre ICI vous propose une carte interactive qui recense les initiatives type "café suspendu" pour vous inviter à faire un geste ou profiter de la générosité de certaines personnes bienveillantes. 

Le café suspendu est un concept qui vient de Naples en Italie. Le principe est simple : le client paie deux cafés. Un pour lui et l'autre pour une personne dans le besoin qui le consommera plus tard. Aujourd'hui l'initiative se décline sous d'autres nombreuses formes: certains offrent des livres, des poulets, des repas complets... Ces initiatives sont souvent des aides indispensables à la survie pour de nombreuses personnes en situation de détresse.

Qu'il s'agisse de café, de frites ou d'écharpes... L'idée est toujours la même: aider.

Vous connaissez d'autres établissements près de chez vous qui suspendent des cafés ou de la nourriture ? Dites-le nous.

 

 

Des initiatives un peu partout en Wallonie et à Bruxelles

Du côté de Charleroi, ce sont des écharpes qu'il est possible de recevoir. En effet, les élèves de l’école d’enseignement spécialisé " Le Soleil Levant " de Montignies-sur-Sambre ont accroché des écharpes dans les arbres et sur les poteaux de la ville pour les mettre à disposition des sans-abris qui souffrent du froid. Une initiative venant de jeunes filles qui, elles-mêmes, viennent souvent de milieux en difficultés. Un reportage à découvrir ici.

A Bruxelles, depuis septembre dernier, une bibliothèque sillonne les gares. Il s'agit d'un vélo-cargo chargé d'une centaine de livres que peuvent emprunter des personnes sans-abri.Ce projet Street and Read est né dans la tête de deux bénévoles de Doucheflux. Une bibliothécaire et un cycliste se sont inspirés d'une initiative en cours à Portland aux Etats-Unis. Une enseignante qui comme ici, sillonne la ville et apporte des livres aux personnes qui vivent dans la rue. "L'idée, explique Serena Alba, coordinatrice des activités à Doucheflux, c'est de sortir les livres des bibliothèques. Ce sont des endroits parfois impressionnants, on a parfois peur d'en franchir la porte, parce que l'on se met soi-même un frein, parce que l'on a peur d'être mal reçu. Mais ces livres, ce sont aussi un prétexte pour se lancer dans des discussions et de casser certains clichés, certains a priori. On va parfois avoir des conversations auxquelles on ne s'attendait pas, sur les prix Nobel de Littérature ou un auteur super pointu. C'est le livre comme prétexte à la conversation et à l'écoute". Un reportage à découvrir ici.

A Mons, on teste des igloos pour portéger les SDF du froid.

Le risque de pauvreté touche désormais plus d'1 Wallon sur 5, une énorme augmentation

Les derniers chiffres du SPF Sécurité sociale font état d'un risque de pauvreté qui concerne 16,4% de la population. C'est le plus haut niveau depuis 2004, année où on a commencé à monitorer ce paramètre, rapportent L'Echo et De Tijd.

Le nombre de pauvres en Belgique a augmenté de 56.000 personnes au cours des dix dernières années, alors que l'objectif était de le faire baisser de 380.000 unités. Quant au risque de pauvreté sur la base du revenu, il a atteint son niveau le plus élevé depuis 2004. Dans le même temps, l'efficacité de la protection sociale diminue, en particulier pour ceux qui travaillent avec charge de famille.

Le risque de pauvreté survient lorsqu'une personne gagne moins de 60% du revenu médian en Belgique. Pour une personne seule, ce seuil était l'an dernier de 1187 euros par mois. Pour une famille avec deux enfants, il était de 2493 euros par mois.

Auparavant, le risque de pauvreté concernait surtout les pensionnés. Désormais, il touche principalement les jeunes ménages qui, parfois même en travaillant, peinent à nouer les deux bouts.

 

Publié le 14 janvier 2019, cet article a été mis à jour le 29 novembre 2019.

Aurore PEIGNOIS