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A Jette, FleurAkker proposera bientôt l'autocueillette de fleurs

Cueillir soi-même son bouquet de fleurs, en plein champ, cela devrait bientôt être possible à Jette, sur un terrain de quinze ares, propriété de la VUB.

A l’origine de ce projet horticole, lancé il y a quelques mois seulement, il y a Annemie Knaepen. "FleurAkker" (c’est le nom du projet) a pu se développer grâce au soutien de la structure d’économie sociale atelier Groot-eiland (https://www.ateliergrooteiland.be/) qui exploitait déjà des potagers sur le site. Pour le moment, il n’y a bien sûr aucune fleur sur le champ. Annemie termine les semis de cosmos et autres bluets, sous serre. La cueillette, elle, ne commencera qu’au mois de juin.

Un projet d’agriculture soutenue par la communauté, c’est quoi ?

La jeune femme espère naturellement vivre à terme de son activité. Pour se lancer, elle a choisi la formule du CSA (Community Supported Agriculture). I s’agit d’un modèle socio-économique alternatif agricole. Il permet au producteur et au consommateur de partager les risques. Dans le cas de FleurAkker, les futurs clients s’engagent à acheter des fleurs via un abonnement, ce qui assure un revenu sûr et régulier à l’exploitante. Les clients viendront aussi cueillir eux-mêmes les fleurs qu’ils souhaitent. "En connaissant à l’avance le nombre de clients, je peux mieux calculer les besoins, et donc éviter les pertes. Dans ce système, je connais mes clients. Ils adhèrent au projet et nous nous faisons confiance. Cela démarre bien mais évidemment au plus il y a d’abonnement, au mieux c’est et au besoin, je trouverai un petit boulot à côté pour assurer les fins de mois".

Il faudra maintenir l’intérêt dans la durée

Cette formule du CSA a déjà été souvent utilisée notamment pour les paniers de légumes que les clients s’engagent à acheter chaque semaine. Et pour Bernard Bayot, directeur de Financité (un réseau qui défend la finance solidaire et responsable) l’idée est intéressante, surtout lors du lancement de l’activité. "Cela permet de vérifier s’il existe une vraie demande du public. En outre les précommandes par abonnement permettent de mieux estimer ce qu’il faut produire tout en assurant le préfinancement de l’activité. Et cela, c’est très précieux en agriculture car il y a parfois un long délai entre la plantation et la récolte. Or pendant ce temps, il faut bien vivre. La difficulté, sera ensuite de pérenniser le projet et de convaincre les sympathisants de la première heure de renouveler leur abonnement".

Véronique Fievet

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