30 agressions contre des agents de la SNCB en 2 semaines, Sophie Dutordoir condamne

La violente agression en gare d'Ath mercredi dernier contre deux membres du personnel des chemins de fer est la dernière agression en date.

La violente agression en gare d'Ath mercredi dernier contre deux membres du personnel des chemins de fer est la dernière agression en date. À la suite d'agressions, à répétitions, la PDG de la SNCB, Sophie Dutordoir, a publié un communiqué sur la page Facebook de l'entreprise ferroviaire:

On ne connaît pas encore la nature ni la gravité de ces trente agressions, on sait juste qu'elles sont concentrées sur ces premières semaines du mois de septembre. Plus d'une par jour en moyenne, donc, c'est beaucoup. Et ça peut recouvrir plusieurs réalités.

Mireille, accompagnatrice de train à la SNCB depuis 14 ans, a déjà connu des frayeurs à plusieurs reprises: "Certains voyageurs n'hésitent pas à enlever leur slip ou pantalon pour montrer leurs parties intimes. Ca fait office d'agression aussi, c'est dangereux. À ce moment-là, il faut aussi agir en conséquence, mais c'est assez difficile, car on ne se sent pas soutenus."
Les violences sont un sujet largement partagé avec ses collègues, mais qui reste tabou à la SNCB selon elle: "J'ai déjà entendu parler de formations anti-agression, mais ça fait des années qu'on en entend plus parler."

Thierry Moers, secrétaire national de la CGSP, estime que cette hausse des agressions est aussi dûe aux coupes budgétaires : "On ferme les guichets. Il y a de moins en moins de sous-chefs dans les gares. Moins, il y a de personnel dans une gare, plus vite il y a des bandes qui s'y installent."

Le syndicaliste constate que moins il y a de personnel, plus il y a d'agressions. Selon lui, cette équation appelle le gouvernement à refinancer massivement la société de chemins de fer.

RTBF

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